TOP LBDF : Les 5 moments mythiques de Thierry Roland

Il y a cinq ans jour pour jour, le 16 juin 2012, la voix de Thierry Roland s’éteignait à la suite d’un accident vasculaire cérébral. Considéré comme l’un des pères fondateurs du métier de commentateur en France, ce fan inconditionné de football aura marqué bons nombres de générations. Pour lui rendre hommage, la Beauté du Football a décidé de vous faire découvrir ou redécouvrir ses moments les plus mythiques.

Thierry Roland suit l'action des joueurs, le 11 mai 2002 à Saint-Denis, lors de la finale de la Coupe de France de football entre Lorient et Bastia. AFP PHOTO JOEL SAGET / AFP PHOTO / JOEL SAGET
Thierry Roland suit l’action des joueurs, le 11 mai 2002 à Saint-Denis, lors de la finale de la Coupe de France de football entre Lorient et Bastia. AFP PHOTO JOEL SAGET / AFP PHOTO / JOEL SAGET

France – Brésil (12 juillet 1998)

Le 12 juillet 1998, l’Equipe de France affronte le Brésil en finale de la Coupe du Monde. Au menu, Zidane, Ronaldo, Thuram, Cafù, Deschamps, Rilvado. Le gratin du football mondial réunit sur la pelouse d’un Stade de France en fusion. Ce soir-là, Thierry Roland va vivre le moment le plus intense de sa carrière de commentateur. Tout comme nous d’ailleurs. Après deux buts de Zinedine Zidane et une dernière réalisation d’Emmanuel Petit, l’arbitre siffle la fin du match et libère le peuple français. Moment choisi par Mr Thierry Roland pour entrer dans la légende. « Vous y croyez à ça ? L’Equipe de France est championne du monde en battant le Brésil 3-0. Deux buts de Zidane, un but de Petit. Je crois qu’après avoir vu ça, on peut mourir tranquille, enfin, le plus tard possible […] A quel pied ! Oh putain ! Olalalalala »

France – Brésil (21 juin 1986)

« Allez mon petit bonhomme « Allez luis » Allez mon petit bonhomme… Ouiiiiiiiiiiiiiii ». Après avoir sorti l’Italie, championne du monde en titre en huitième de finale, les Bleus d’Henri Michel se frottent aux redoutables brésiliens à Guadalajara. Emmenée par un Careca très en jambes, la Seleçao ouvre le score à la suite d’une action collective de toute beauté. Michel Platini, qui fêtait ce jour-là son 31ème anniversaire, remet les deux équipes à égalité juste avant la pause.

Les deux nations se rendent coup pour coup et vont devoir se départager aux tirs au but. Le Brésil rate le premier, la France enchaîne et se retrouve à 3-3, balle de match. Le triple ballon d’Or et buteur français s’avance et manque complètement le cadre. Julio Cesar se présente alors face à Joël Bats, allume le poteau droit du gardien tricolore et offre aux Bleus une seconde chance. Luis Fernandez récupère le cuir, prend son temps et trompe Carlos d’un contre-pied parfait. Thierry Roland et son acolyte Jean-Michel Larqué exultent. L’Equipe de France est en demi-finale de la Coupe du Monde.

France – Bulgarie (9 octobre 1976)

En 1976, l’Equipe de France se déplace en Bulgarie pour y disputer les qualifications pour le mondial 1978. Le samedi 9 octobre,  dans le stade bulgare Vasil-Levski, les Bleus de Michel Hidalgo ainsi que Thierry Roland vont assister à une rencontre d’anthologie. Alors que les deux équipes offrent au public un match intense et rythmé, Michel Platini libère les Bleus grâce à un coup franc pleine lucarne. Quelques instants plus tard, Platini, toujours lui, lance dans la profondeur Bathenay. Il récupère le ballon, allume le gardien et voit sa frappe, repoussée, terminer dans les pieds d’un Lacombe opportuniste. 2-0, la France semble avoir fait le plus dure. C’était sans compter sur le réveil bulgare juste avant la pause et le coup-franc de Bonev.

La 68ème minute restera à n’en pas douter comme l’une des plus cruels pour l’histoire du football tricolore. Alors que Michel Platini est fauché dans la surface de réparation, Monsieur Foote ne siffle pas et laisse le jeu se poursuivre. Sur l’action qui suit, Bonev remet de la tête un ballon sur Panov, semble-t-il, en position de hors-jeu. Toutefois, l’absence de caméra dans l’alignement empêche toute vérification. En fin de match, le sort s’acharne sur le camp français. Après un rush solitaire, le capitaine bulgare, Bonev, plonge dans la surface et obtient un penalty. S’en est trop pour Thierry Roland qui va littéralement sortir de ses gonds : « Je n’ai pas peur de le dire Monsieur Foote vous êtes un salaud ».

Deportivo la Corogne – Paris Saint-Germain (7 mars 2001)

L’homme aux 13 coupes du Monde et 9 championnats d’Europe aura dans sa carrière de commentateur posé sa voix sur plus de 1300 matchs. L’un d’entre eux nous aura permis de remettre au goût du jour l’expression « les mouches ont changé d’âne ». En effet, lors de l’opposition en Ligue des Champions entre le Deportivo la Corogne et le Paris Saint-Germain, le club de la capitale réalise un sans-faute en première période et rentre aux vestiaires avec un avantage de 3 buts. Boostés par un public en feu, les Espagnols vont finalement renverser la vapeur en deuxième période et infligé un 4-0 sanglant aux hommes de Luis Fernandez. Un renversement de situation qui aura eu le mérite de laisser Thierry Roland pantois.

Corée du sud – France (26 mai 2002)

A quelques jours du début de la Coupe du Monde 2002 en Corée, l’Equipe de France, championne du monde et d’Europe en titre, se frotte au pays hôte. Dans une rencontre riche en occasions et en rebondissements, les Bleus vont s’imposer 3 buts à 2 grâce à des réalisations de Trezeguet, Dugarry et Leboeuf. Une opposition qui va marquer les esprits notamment avec la blessure de Zinedine Zidane, la suspicion de dopage des joueurs coréens par les joueurs français mais également pour la scène hilarante entre Thierry Roland et Jean-Michel Larqué. Alors que les Bleus sont menés 2 buts à 1 à la mi-temps, les deux entraîneurs décident de faire des changements. Seul problème pour le duo de commentateurs, les joueurs coréens se ressemblent. On vous laisse découvrir la situation cocasse entre les deux hommes.

Quelques années avant sa mort, Thierry Roland a déclaré avoir passé plus de temps avec son compère de match qu’avec sa propre femme. Preuve de la passion qui habitait ce grand monsieur du football français. Cinq ans après, nous nous souvenons d’un homme généreux et amoureux du ballon rond. Il était le 12ème homme de l’Equipe de France et la voix du football français..

Thomas Pain

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