Souvenez-vous : La finale France-Italie durant la Coupe du Monde 2006

L’été 2006 a été marqué par la finale de la Coupe du Monde entre la France et l’Italie. Cette finale, perdue par les Bleus, restera à jamais dans l’histoire et dans les mémoires des amoureux du ballon rond. Retour sur un match de légende.

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Coup de boule ! Il y a neuf ans ou étiez-vous ? Chez vous ? Dans un bar ? Chez des amis ? Dans les rues voir même au stade pour les plus chanceux ? Quel sentiment vous reste-il après cette finale ? De la joie, de la tristesse, du dépit peut-être même de la rage ? Rappelons dans un premier temps le contexte. La France est parvenue à se hisser en finale après avoir éliminé successivement l’Espagne, le Brésil et le Portugal. L’Italie quant à elle, l’Ukraine, l’Australie et l’Allemagne, pays hôte. Le 9 juillet 2006, Berlin accueille la finale et le dernier match de la fantastique carrière du numéro 10 français Zinedine Zidane. Cette rencontre allait forcément être inoubliable.

 
UNE AMBIANCE INDESCRIPTIBLE
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Les joueurs entrent sur la pelouse. Les hymnes retentissent, des millions de supporters encouragent leur nation à travers le monde. Drapeaux brandis ou dessinés sur les joues, marseillaise chantée avec fierté. On rêve tous de revivre un second 12 juillet 1998. Le match débute devant plus de 75000 personnes et dans une ambiance extraordinaire. Seulement six minutes après le coup d’envoi, Florent Malouda s’effondre dans la surface après avoir été « fauché » ou non pour certains par Materazzi.

 
UN PENALTY DE LÉGENDE POUR UN JOUEUR PAS COMME LES AUTRES

7ème minute de jeu. Zidane prend le ballon et se présente face à Buffon. Le meilleur joueur du monde face au meilleur gardien. La pression monte, l’ambiance est électrique, la France retient son souffle. Zidane ne prend que quelque pas d’élan. Il s’élance et tente une panenka. Le temps ralentie, la balle flotte dans les airs, touche la barre, rentre puis ressort des cages. Les italiens lèvent les bras et contestent mais le ballon a bien franchi la ligne. Zidane le sait. Il vient de réaliser un geste de légende. La France exulte et se sent pousser des ailes. Peut-être un peu trop.

MATERAZZI, L’ÉLÉMENT PERTURBATEUR
Italy's Marco Materazzi scores his team's first goal in Berlin

Sans doute le joueur le plus détesté par les français. La finale se poursuit et les supporters français se voient déjà soulever la coupe. Cependant après un corner tiré de la droite vers la gauche par Pirlo, Marco Materazzi propulse le ballon de la tête sous la barre de Fabien Barthez. Un but partout. Le match s’équilibre. Après 90 minutes, la France et l’Italie vont en prolongation. Et c’est à ce moment que le match va changer.

 

UNE 103EME ET UNE 110EME MINUTE INOUBLIABLES.


Deux minutes qui vont changer le court de l’histoire. A la 103ème minute, après un sublime centre de Willy Sagnol, Zinedine Zidane s’élève plus haut que tout le monde et place une tête sous la barre. Buffon réalise une claquette de grande classe et permet à l’Italie d’espérer. Les images ont par la suite fait le tour du monde. Mais pas autant que la scène impensable auquel le monde entier a pu assister seulement sept minutes plus tard. Sur une action anodine, Materazzi adresse des paroles déplacées au capitaine de la sélection française. Ce dernier réplique avec un coup de boule qui restera à jamais graver dans l’histoire de la coupe du monde mais aussi dans l’histoire du football. La décision est sans appel, carton rouge.
GOOD BYE LEGEND

C’est le fait marquant de cette finale. On en oublierait presque cette fameuse panenka. Zidane, joueur de légende, pour son dernier match, dispute une finale de coupe du monde, réalise une panenka et adresse un coup de boule tout cela le même soir. Incroyable. Une autre image marquante a retenu l’attention du monde entier. Lorsqu’il a quitté la pelouse, il n’a même pas regardé le trophée.

LA SUITE ON LA CONNAIT…
 

Le match se termine dans une ambiance particulière, tant le monde entier est abasourdi par ce qu’il vient de se passer quelques minutes auparavant. Les 22 acteurs se dirigent vers la fatidique séance des pénaltys durant laquelle, Trezeguet frappera sur la barre et verra sa carrière complétement changer, Barthez qui plonge du bon côté sur 4 penaltys sur 5, Materazzi qui transforme le sien et Grosso qui envoie l’Italie sur le toit du monde. Cette finale restera à jamais dans nos mémoires, petit et grand. Chacun a vécu cette finale dans des conditions différentes mais une chose est sure. Vous ne l’oublierez jamais.

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