Souvenez-vous : Il y a 17 ans, Thuram conduisait la France en finale de la Coupe du monde

Lilian Thuram a choisi une demi-finale de Coupe du monde pour inscrire ses deux seuls buts en 142 sélections. Et il a plutôt bien fait.

thuram

Le 8 juillet 1998, la France et la Croatie s’affrontent en demi-finale de la Coupe de monde devant un stade de France plein à craquer. Alors qu’ils disputent leur premier mondial, les coéquipiers de Bilic ont impressionné en quart de finale en écrasant les Allemands 3 à 0. De son côté, l’Équipe de France ne s’est imposé face à l’Italie qu’à l’issue de la séance de tirs aux buts.

france-croatie

Après une première mi-temps où Français et Croates ont dominé tour à tour, les joueurs rejoignent les vestiaires sur le score nul et vierge de 0 à 0. Á la reprise, la Croatie va ouvrir le score dès la 47ème par Suker. L’attaquant, parti dans le dos de la défense française à la limite du hors-jeu, est néanmoins couvert par Lilian Thuram. Le défenseur français avouera au sortir du match s’être interrogé sur le joueur fautif de cette erreur sans être persuadé que c’était lui.
Trente secondes plus tard, poussé par le désir de ne pas échouer si près du but, Thuram débuta son show. Il raconte la suite :

« Le scénario n’était pas écrit ainsi. Ça m’agaçait tellement que j’ai pris le ballon, je suis monté et j’ai frappé. Voilà. » a-t-il expliqué à l’Équipe.

THURA6CROATIE

Aussi simple que cela pour un joueur qui n’avait jamais marqué en sélection et qui se moquait même de son manque d’adresse devant le but la veille de la rencontre.

« On réfléchissait au geste à accomplir si l’on mettait un but, se souvient Thuram, et Marcel (Dessailly) m’a dit « De toute façon, t’es pas concerné. Tu ne marques jamais ou alors contre-camp ». « Je me suis marré parce qu’il a raison. Moi, les buts même à l’entraînement, je ne le mets pas ! » avait-il relaté à l’Équipe.

Et comme les miracles se répètent avec Thuram, le Guadeloupéen va récidiver à la 69ème. Á l’entrée de la surface de réparation, le joueur de Parme s’offre un enroulé du pied gauche. Petit régal et gros moment d’extase.

« Je suis tombé à genoux après les buts. Pas à cause de l’émotion, mais par incompréhension. Je me disais : Mais qu’est-ce qu’il se passe ? » avait-il raconté dans l’Équipe.

thuraM6HENRYjpg

L’ancien joueur de Monaco vient simplement d’envoyer l’Équipe de France disputer la première finale de Coupe du monde de son histoire. Un moment inoubliable pour tous les amateurs de football et pour le principal intéressé, qui n’arrive toujours pas à expliquer comment il a pu marquer deux buts en demi-finale d’un Mondial.

« J’étais dans un état second, même plus que second. Á la limite, je me demandais ce que je foutais là… En me forçant, j’avais pu rêver de marquer un but un jour, mais deux ! Ça non pas deux ! » avait-t-il expliqué à l’Équipe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut