Souvenez-vous : Abou Diaby, le solide (ou pas) milieu de terrain.

Quand un jeune joueur devient professionnel, son rêve se réalise enfin. Imaginez-vous maintenant, être privé de ce dernier et cela, en raison d’un nombre incalculable de blessures ? C’est le triste quotidien d’Abou Diaby, un jour grand espoir du football, un autre, un talent gâché.

diaby
UNE COMPARAISON JUSTIFIÉE

Le digne successeur de Viera. Quand un joueur est comparé à un champion du monde ça veut dire beaucoup. Non, je ne vous parle pas des Marvin Martin, Camel Meriem ou encore Julien Faubert alias les futurs Zinedine Zidane, mais d’Abou Diaby longtemps comparé à Patrick Viera. Corpulence et physique similaire, une vision et un style de jeu semblable à l’ancien numéro 4 de l’Equipe de France, Diaby avait toutes les cartes en main pour réussir dans le football. Après des débuts avec l’AJ Auxerre, le milieu aux longs compas se retrouve rapidement sous le feu des projecteurs. En 2006, Arsène Wenger n’hésite pas une seule seconde et recrute ce jeune joueur âgé de seulement 20 ans avec à la clef un juteux contrat de quatre ans.

 
ARSENAL ET LE DEBUT DES ENNUIES
Abou_Diaby-1200

Diaby rejoint donc les Gunners avec l’ambition de confirmé sa progression et réaliser le destin qu’il lui est promis. Auteur d’un bon début de saison, il se blesse le 1er Mai et voit sa carrière prendre un autre chemin. Ecarté des terrains pendant 8 longs mois, il rate avec la plus grande déception la prestigieuse finale de Ligue des Champions fa ce au FC Barcelone de Ronaldinho au Stade de France. Une blessure en cache souvent une autre et durant 3 saisons Diaby sera freiné dans sa progression, l’empêchant de s’imposer au sein de l’effectif londonien. Cependant, lors de la saison 2009-2010, le milieu de terrain français peut enfin s’exprimer. Fini les blessures et le temps passé à l’infirmerie. C’est sur le terrain que le joueur va pouvoir s’exprimer. En très peu de temps, il retrouve une place de titulaire, explose au milieu de terrain et prouve à tous ses détracteurs, qu’il n’a rien perdu de son niveau de jeu. La ressemblance avec Patrick Viera ne fait plus aucun doute, il est son digne successeur.

 
LES BLESSURES, ENCORE LES BLESSURES
diaby 2

Fort de sa saison où il fut l’un des artisans de la bonne campagne des gunners, il voit Raymond Domenech l’appelé pour disputer la Coupe du Monde en Afrique. Grâce à cette opportunité Abou Diaby espère voir sa carrière enfin se lancer et en finir avec les pépins physiques Mais malheureusement pour lui, ses démons le rattrapent. Une blessure à la cheville, une élongation au mollet, lésion aux adducteurs, rechute au mollet. Tout semble réuni pour empêcher l’international français de s’exprimer pleinement. La suite de sa carrière ressemble comme deux gouttes d’eau à cette triste période. Au total 37 blessures et seulement 134 matchs joués (clubs et sélections compris) en plus de 10 années au plus haut niveau. Une chose est sûre, la carrière d’Abou Diaby n’a jamais vraiment commencé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut