Souvenez-vous : Quand le PSG a corrigé Rosenborg 7-2

Il y a 17 ans, le PSG n’avait pas grand chose à voir avec l’équipe d’aujourd’hui. Toutefois, l’histoire de ce club ne se résume pas à l’arrivée des qataris à la tête du club de la capitale. La preuve avec ce match de poules devenu une référence en terme de nombre de buts inscrits dans un même match.

Sur ce match le PSG a marqué plus de buts (7) que lors de ses 4 premiers matchs réunis (6). Crédit photo : AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON
Sur ce match le PSG a marqué plus de buts (7) que lors de ses 4 premiers matchs réunis (6). Crédit photo : AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON

Le contexte

Dans un groupe composé du Bayern Munich, Rosenborg et Helsinborg, le PSG de l’époque n’a pas hérité du groupe le plus complexe. Cependant, la présence de l’ogre Bayern et la perspective de jouer en Norvège et en Suède au début de l’hiver n’incitent pas non plus à un optimisme déraisonné. Défaits lors de la première journée à Rosenborg (3-1), les parisiens se sont bien repris à domicile face à Helsinborg (4-1) et surtout face au Bayern (1-0). En battant le finaliste de la dernière édition, le club de la capitale s’est relancé et a peut-être trouvé le déclic tant attendu. Mais deux semaines plus tard, le retour à l’Olympiastadion de Munich sera fatal pour les hommes de Phillippe Bergeroo car le Paris SG s’incline 2-0. En cas de victoire sur Rosenborg au Parc des Princes, les parisiens peuvent valider leur billet pour le 2ème tour de poules. Le Parc n’attendait que cela…

La tactique

Pour parvenir à faire sauter le verrou norvégien, le coach parisien décide d’aligner sa grosse équipe. Recrutés en fanfare quelques mois auparavant Stephane Dalmat, Peter Luccin et surtout Nicolas Anelka sont titulaires. Soutenu par un Laurent Robert de haut vol, le PSG affiche un 4-4-2 offensif avec comme ligne défensive Bernard Mendy à droite, Eric Rabesandratana et Sylvain Distin en charnière et Jimmy Algerino à gauche. En face, le coach Nils Arne Eggen tente un 4-5-1 prudent où la vitesse de Christer George sera l’arme principale.

La première période

Après un premier quart d’heure équilibré, le PSG va réussir à trouver la faille grâce au grand bonhomme de cette soirée, Laurent Robert. Suite à un coup franc bien tiré, Frederic Dehu arrive à reprendre le ballon pour tromper Jamtfall 1-0. Sur sa lancée, l’ex montpellierain envoie une lourde frappe que le portier norvégien ne peut pas capter. Revenant sur Christian, la balle est de nouveau repoussée par Jamtfall mais à l’arrivée le Brésilien inscrit le but du break 2-0. Poussé par un Parc des Princes en folie, Laurent Robert lance un une-deux avec Anelka. L’ancien attaquant du Real remise parfaitement pour Robert mais ce dernier perd le ballon dans la surface. Qu’importe Anelka a bien suivi et tranquillement il ajoute un troisième but à la démonstration de force parisienne. 3-0. Tout va pour le mieux pour le club de la capitale qui se prend à rêver d’une soirée record…

Deux buts en deux minutes

Pas véritablement inquiété depuis le début de match, le PSG va vivre un gros coup de chaud après le but de Nicolas Anelka. Discret jusque là, Christer George va se jouer de Jimmy Algerino sur le coté gauche. Sa frappe enroulée va tromper un Lionel Letizi tranquille jusque là et ainsi relancer une partie mal embarquée pour Rosenborg. Pire, à la 38ème minute, un très bon débordement de Strand sur le coté droit et une tête non moins superbe de ce même Christer George douche le Parc des Princes (3-2). En deux minutes, les norvégiens ont fait une partie de leur retard. Logiquement, ils se mettent à croire à un improbable retour. Mais en toute fin de première période, Laurent Robert envoie un nouveau centre parfait dans la surface. La tête plongeante de Peter Luccin délivrait le Parc et redonnait un avantage plus conséquent au PSG (4-2) avant la pause.

La seconde période

Revigorés par le doublé de Christer George, les joueurs d’Eggen reviennent beaucoup plus concentrés sur la pelouse pour disputer le second acte du match. Solides défensivement, ils ne se font plus prendre par les débordements de Robert ou la percussion du duo Christian-Anelka. Toutefois, de son coté Letizi n’est pas débordé par les assauts norvégiens. Alors que le match se dirige doucement vers une victoire 4-2 du PSG, Laurent Leroy va inscrire d’un joli lob le but du 5-2 suite à une belle passe de Ducrocq. Dans les cinq dernières minutes, ce meme Leroy va obtenir un penalty. Logiquement, le héros de la soirée Laurent Robert s’en charge et donne encore plus de relief à la démonstration parisienne. 6-2. Enfin, dans le temps additionnel Anelka profite des espaces béants dans la surface adverse pour ajouter un septième et dernier but à la balle parisienne. 7-2, score final. Qualifiés avant le dernier match à Helsinborg, ce PSG valide le premier objectif de sa saison.

Cette année là, le PSG vivra une année contrastée avec notamment l’arrivée de Luis Fernandez sur le banc à la place de Phillippe Bergeroo. Éliminés au 2ème tour de poules face à La Corogne, l’AC Milan et Galatasaray, les parisiens ne garderont pas un souvenir impérissable de cette année là. En revanche, la démonstration infligée à Rosenborg dans un Parc des Princes survolté et synonyme de qualification au tour suivant restera à coup sur, un rayon de soleil dans la grisaille parisienne de l’époque. La preuve, 17 ans après on en parle encore…

 

Jajaye Panizzoli
 

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