Serie A : Benevento, le super zéro

A l’aube de son déplacement à l’Atalanta, le promu italien pointe à l’ultime place du classement avec 13 défaites en autant de match. Et si le président se dit prêt à faire “l’impossible pour rester en Série A”, la formation transalpine continue de faire tomber les plus tristes records européens.

En France, on évoque souvent les récentes saisons de Grenoble et d’Arles-Avignon pour faire référence à la médiocrité des lanternes rouges. De l’autre côté des Alpes, c’est Benevento qui, depuis le début de la saison, assume ce rôle malheureux. Après 13 journées, le promu italien n’a toujours pas engendré le moindre point et piétine donc logiquement à l’ultime place de Serie A. Malgré le limogeage de l’entraîneur Marco Baroni, les résultats ne viennent toujours pas et alors que la première partie de saison se referme, même la sorcière qui orne le logo du club commence à s’inquiéter.

Le portier Alberto Brignoli après la lourde défaite contre la Lazio (1 -5). (Photo by Paolo Manzo/NurPhoto)
Le portier Alberto Brignoli après la lourde défaite contre la Lazio (1 -5). (Photo by Paolo Manzo/NurPhoto)

La belle histoire avortée

Au début de l’été, le 8 juin 2017, les 63,000 habitants de la cité italienne exultent. Après un parcours admirable en Série B, les joueurs de Benevento accèdent pour la première fois à la ligue suprême en écartant Carpi, l’autre barragiste 1 but à 0 au cumulé des deux rencontres. Le président Vigorito investie un peu moins de 30 millions d’euros pour remodeler son effectif à la nouvelle ambition qui attend le club dés le mois d’août. Avec un équipe friable, mais crédible, les gialorossi n’aspirent qu’à une chose : le maintien.

Pour ses trois premiers matchs dans l’élite, Benevento s’accroche et ne termine qu’à une longueur d’écart de ses adversaires. Mais après un sévère 6 buts à 0 encaissé au Napoli, Benevento affiche un visage inquiétant lors de ses différentes apparitions. Après 9 rencontres, le voisin napolitain n’a inscrit que 2 buts, pour 21 encaissés. Le tacticien Baroni se fait donc logiquement évincer au profit de Roberto de Zerbi qui affiche un bilan légèrement plus nuancé. Le club italien a, en effet, fait trembler les filets à chaque rencontre, mais n’a toujours pas avancé d’une unité au classement.

L'équipe du Benevento Calcio. Photo Vincenzo Sparaneo (sanniosport.it)
L’équipe du Benevento Calcio. Photo Vincenzo Sparaneo (sanniosport.it)

Le scalp du champion, une illusion rafraîchissante ?

Lors de son déplacement dans le Piémont pour y retrouver une Juventus brièvement remaniée, les promus ont joué crânement leur chance. Conscient du déséquilibre technique qui heurte les deux équipes, Benevento a néanmoins pris les reines de la rencontre par l’intermédiaire d’Amato Ciciretti sur coup-franc. S’ils ont longtemps cru pouvoir faire trembler les colonnes de l’Allianz Stadium, les giallorossi se sont finalement inclinés 2 buts à 1. Une rencontre néanmoins parsemée d’audace qui semblait avoir redonné du cœur au projet de jeu des promus.

Ce n’était sans compter sur un nouvel échec contre Sassuolo, cette fois-ci à domicile. En infériorité numérique et après avoir rattrapé un but de retard, le club italien a cédé en toute fin de match pour signer une triste treizième défaite consécutive. Au classement, Benevento affiche déjà 9 points de retard sur l’Hellas Verone, 19ème. Avec 36 buts encaissés pour seulement 6 marqués, la lanterne rouge transalpine affiche un bilan catastrophique et historique. En outre, les italiens signent le départ européen le plus laborieux de l’histoire, devançant des équipes historiques de la lose.

À l’extérieur contre le solide club d’Atalanta, les choses paraissent difficiles ce soir encore. Mais qui sait, impossible n’est pas football.

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