Rabiot et les Bleus, l'heure de vérité ?

Régulièrement appelé par Didier Deschamps depuis plusieurs mois, Adrien Rabiot figure en bonne position pour partir en Russie en juin prochain. Outre ses qualités et le pedigree bluffant du joueur de 22 ans, son profil interpelle et intéresse particulièrement le sélectionneur français. Au point d’en faire un titulaire ?

A seulement 22 ans, Rabiot a déjà joué 27 matchs de Champions League. Crédit photo : AFP PHOTO / FRANCK FIFE
A seulement 22 ans, Rabiot a déjà joué 27 matchs de Champions League. Crédit photo : AFP PHOTO / FRANCK FIFE

Une progression linéaire

Si la carrière d’Adrien Rabiot peut ressembler à un conte de fées, il convient de rappeler que le gamin a du toutefois consentir des sacrifices pour devenir pro. Appelé par Carlo Ancelotti à son arrivée, le jeune formé au club va éblouir les observateurs. Pas impressionné alors qu’il évolue aux cotés de Thiago Motta, Beckham, Matuidi, Verratti ou même Bodmer, le natif de Saint Germain va d’abord jouer dans son club puis partir afin de gagner du temps de jeu à Toulouse. Si la suite est connue avec une présence plus que régulière dans le onze titulaire de l’effectif , Rabiot en veut davantage. Pas assez valorisé à ses yeux et ceux de sa mère qui fait office d’agent, il n’hésite pas à aller au clash. Si jusqu’à présent, il n’a pris aucune mauvaise décision contractuelle, le cirque médiatique entourant chaque prolongation fatigue un peu les observateurs et les supporters.

Un style de jeu différent

Évoluer au milieu de terrain en Equipe de France n’est jamais simple. Entre la concurrence et le niveau affiché par les autres postulants (Kanté, Pogba, Matuidi, Tolisso), le jeune Rabiot doit se battre pour réussir à s’imposer. Sauf que le natif de Saint Maurice a d’autres arguments à faire valoir. Polyvalent, il peut jouer à tous les postes du milieu de terrain. Si le poste de sentinelle ne lui plait vraiment pas, ses performances à ce poste enchantent son coach et son sélectionner. Grace à un pied gauche de grande qualité, il est capable de verticaliser le jeu tout en abattant un travail physique impressionnant. Dans un secteur où le physique a la part belle, la technique de Rabiot présente une alternative plus qu’intéressante.

Quelle place chez les Bleus ?

Avec seulement 4 sélections chez les Bleus, Rabiot commence à se faire une place. Lors de sa première titularisation chez les A, il a évolué dans un milieu à trois avec Kanté et Pogba face à la Cote d’Ivoire. Malgré un résultat nul 0-0, Rabiot n’a pas démérité. Si sa sélection suivante face au Luxembourg ne permet pas de pouvoir le juger correctement, en revanche sa titularisation face à l’Espagne est un bon révélateur. Positionné en relayeur avec Kanté et Tolisso, le joueur du PSG est passé complètement à coté de son match. Perdant un nombre de ballons important et pas rayonnant dans le jeu, il n’a pas terminé la rencontre car Bakayoko l’a remplacé pour la seconde période. Enfin Deschamps a de nouveau utilisé Rabiot face à la Bulgarie. Remplaçant Kanté à la 33ème au poste de sentinelle, le parisien a fait ce qu’il savait faire. Sans forcer…

Encore du travail

On l’a vu, malgré des performances remarquables pour un jeune de 22 ans, Rabiot ne semble pas encore donner toute la mesure de son talent. S’il souhaite s’imposer définitivement chez les Bleus, il va devoir encore élever son niveau de jeu. Logiquement, le milieu de terrain parisien devrait partir en Russie en 2018 pour y disputer le Mondial. S’il veut être un vrai protagoniste du onze titulaire, il sait ce qu’il lui reste à faire. Du travail, du travail et encore du travail…

Jajaye Panizzoli

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut