PSG – Arsenal : 5 raisons pour lesquelles les gunners partent favoris

Vous l’attendiez, elle vous avait manqué ? La Champions League reprend ses droits dès ce soir avec une affiche alléchante entre le Paris Saint-Germain et Arsenal. Bien qu’il ne s’agisse que de la première journée de la phase de poules, cette rencontre s’annonce d’ores et déjà décisive dans la course à la première place d’un groupe A où Bâle et Ludogorets auront beaucoup de mal à rivaliser. Malmenés lors des deux dernières journées de championnat, les hommes d’Unai Emery ne partiront pas avec l’étiquette de favori face à une équipe londonienne qui dispute la C1 pour la 19ème fois consécutive. Voici nos 5 raisons qui font d’Arsenal le favori de cette rencontre : 

during the FA Cup Semi Final between Arsenal and Reading at Wembley Stadium on April 18, 2015 in London, England.

Le poids de l’histoire :

Arsenal et le Paris Sait-Germain ne se connaissent pas très bien. En effet, la dernière confrontation entre les deux équipes remonte à une demi-finale de Coupe des vainqueurs de Coupes en  1994. Les gunners étaient parvenus à se qualifier après un match nul au Parc des Princes et une victoire (1-0) à domicile. Il semble donc difficile de s’appuyer sur l’histoire commune de ces deux clubs, mais les hommes d’Unai Emery devront tout de même tenir compte d’une statistique impressionnante en faveur d’Arsenal. En 12 matchs, l’équipe d’Arsène Wenger ne s’est jamais inclinée en territoire français : 8 victoires et 4 matchs nuls. La dernière belle performance des gunners dans l’hexagone remonte à Mars 2015 et une victoire (0-2) sur la pelouse de l’AS Monaco, qui ne leur avait toutefois pas permis de se qualifier pour les 1/4 de finale. Le PSG est donc prévenu, battre Arsenal à domicile ne sera pas chose facile mais constituerait une belle première.

Un PSG moins impressionnant :

Quadruple champion de France en titre, le Paris Saint-Germain fait toujours figure d’ogre et de machine à gagner qui risque de planer à nouveau sur la Ligue 1. Toutefois, pour la première fois en 5 ans, l’équipe de la capitale semble avoir perdu de sa superbe pendant l’été. Exit Laurent Blanc, Unai Emery a repris les rênes du club pour tenter de franchir ce fameux cap des 1/4 de finale de la C1, qui a toujours fait défaut au PSG de l’ère QSI. Avec les départs de Zlatan Ibrahimovic et de David Luiz à la dernière minute du mercato, le grand Paris a perdu deux de ses principaux cadres, et les nouvelles recrues (Ben Arfa, Meunier ou encore Krychowiak) peinent à convaincre. Facile vainqueurs de Lyon lors du trophée des champions fin août, les parisiens n’ont plus vraiment impressionné depuis. Pire, ils se sont lourdement inclinés sur la pelouse de l’AS Monaco (1-3) avant de concéder un match nul à domicile contre l’ASSE lors des deux dernières journées de championnat. Toujours bien supérieurs techniquement et à l’aise physiquement, les protégés d’Emery semblent avoir égaré cet esprit collectif “à la barcelonaise” qui avait permis à l’ex-équipe de Laurent Blanc de tout écraser sur son passage. Incontestablement, ce PSG nouvelle version semble amoindri, reste à savoir pour combien de temps.

601175700

Des dynamiques inversées :

A l’heure d’affronter l’équipe d’Arsène Wenger, le Paris Saint-Germain pointe à la 7ème place du championnat après deux contre-performances successives. Ancrés dans une spirale négative, les hommes d’Unai Emery ne doivent cette position qu’à leurs deux victoires initiales en Ligue 1, face à Bastia et Metz. La dynamique semble bien différente côté londonien. Après une entame de saison catastrophique marquée par une cinglante défaite contre Liverpool (3-4) et un match nul contre le champion en titre Leicester, les coéquipiers d’Olivier Giroud se sont bien repris et pointent eux-aussi à la septième place de leur championnat. Des victoires à Watford et face à Southampton ont permis aux gunners de se relancer dans une dynamique positive et ils comptent bien surfer sur cette vague en Champions League. Attention donc, Arsenal est en forme, mais le manager Alsacien des canonniers reste sur ses gardes, il affronte une bête blessée qui n’aura qu’une envie ce mardi : relever la tête afin de prendre une longueur d’avance dans la course à la première place.

Une puissance offensive bien supérieure :

Ce quatrième argument entend mettre en avant le potentiel offensif d’Arsenal, en comparaison avec celui du Paris Saint-Germain. Ibrahimovic parti, Unai Emery n’a pas trouvé LA véritable star capable de remplacer le géant suédois. Certes Hatem Ben Arfa est arrivé et sort d’une très belle saison avec l’OGC Nice, mais le français n’a pas les statistiques d’un Kane (Tottenham) ou d’un Higuain (Juventus) : deux joueurs que le PSG a tenté de recruter, en vain. Le départ d’Ibra aura au moins eu une conséquence positive : celle de voir Cavani évoluer enfin à son poste de prédilection en pointe. Condamné à jouer sur les côtés avec Laurent Blanc, l’ancien napolitain aura la lourde tâche de faire oublier Zlatan. Aux Ben Arfa et Cavani peuvent s’ajouter les autres Pastore, Di Maria, Bahebeck et Jesé, qui porteront l’attaque parisienne cette saison. Une liste impressionnante oui, mais qui n’a pas le poids offensif de l’effectif d’Arsenal : Welbeck, Walcott, Giroud, Ozil, Sanchez, Cazorla, Coquelin ou encore Ramsey, le nombre de joueurs à vocation offensive des gunners a de quoi faire pâlir, sans oublier l’arrivée de Lucas Pérez en provenance de La Corogne, où il a été le meilleur buteur en 2015. Si Wenger ne disposera cependant pas de toute son armada offensive mardi soir, les canonniers pourraient bien faire trembler les filets à plusieurs reprises. Ils disposent en tout cas des joueurs capables de faire la différence, bien que Paris ne soit pas en reste.

Une régularité européenne à souligner : 

524005452

Saison après saison, il semble bien difficile de juger le potentiel des gunners qui n’ont plus atteint la finale de la C1 depuis 2006 et une défaite cruelle contre le grand Barça de Rijkaard. Toutefois, l’équipe anglaise que l’on présente souvent comme la 21ème équipe de Ligue 1 (en cause, le grand nombre de tricolores au sein de l’effectif) fait preuve d’une régularité impressionnante sur le plan européen. Depuis 1999, Arsenal a toujours franchi le cap de la phase de poules de la Ligue des Champions, à part le Real Madrid, aucune autre équipe ne peut se vanter d’un tel exploit. Alors affronter les hommes d’Arsène Wenger à ce stade de la compétition reste bien évidemment quelque chose de compliqué, même si depuis 4 saisons, les londoniens ont pris la mauvaise habitude de terminer deuxièmes de leur groupe et de sortir ensuite dès le stade des 1/8èmes de finale. Quoi qu’on en dise, de telles statistiques rendent systématiquement Arsenal favori en phase de poules, à moins d’affronter un des 5 géants européens (Barça, Real, Bayern, Atlético, Juventus) dont Paris ne fait pas encore partie.

PSG – Arsenal, phase de poules C1 2016/2017, Parc des Princes, 13/09/2016, 20H45 

Emilien DIAZ.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut