Pourquoi Mertens est un des meilleurs 9 au Monde ?

Transféré du PSV Eindhoven au Napoli en 2012 dans un certain anonymat, Dries Mertens est désormais une des meilleures gâchettes de Serie A. Si rien ne laissait présager cet état de grâce, il démontre enfin toutes l’étendue de ses capacités depuis la saison dernière. Focus sur cette progression soudaine et un joueur qui n’a pas fini d’étonner…

Depuis son repostionnement en octobre 2016, Mertens et le Napoli n'ont perdu que 5 matchs en 46 rencontres. Credit Photo :AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI
Depuis son repostionnement en octobre 2016, Mertens et le Napoli n’ont perdu que 5 matchs en 46 rencontres. Credit Photo :AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI

Un parcours normal

Formé à Anderlecht, Mertens ne va jamais jouer avec les Mauves bruxellois. Parti à la Gantoise, son petit gabarit intrigue ses coachs successifs. Prêté en D2 hollandaise, Dries va s’éclater et se faire remarquer par le FC Utrecht. Deux saisons et 21 buts plus tard, il débarque au PSV Eindhoven. Chez le champion des Pays-Bas, le Belge va trouver l’équipe idéale pour etre performant tout en gardant le plaisir de jouer. Meilleur passeur d’Eredivisie en 2012-2013, il rejoint le Napoli de Rafa Benitez. Si les premières impressions sont positives, Mertens n’est pas un véritable titulaire à part entière. Souvent remplaçant, il assure quand on fait appel à lui. Mais avec Callejon et Insigne sur les cotés et Higuain dans l’axe, la concurrence est rude.

La blessure qui change tout

Lorsque le Napoli décide il y a dix huit mois de vendre Higuain à la Juventus, il faut trouver un remplaçant à la hauteur de Pipita. A cette époque, beaucoup de noms sortent mais c’est un second couteau qui débarque au San Paolo. En effet, malgré des états de service encourageants et une marge de progression certaine, Arkadiusz Milik n’est pas un top player. Mais le coach Maurizio Sarri voit en lui, l’attaquant idéal pour jouer son football atypique. Si les premiers matchs lui donnent raison, la blessure du Polonais va l’obliger à revoir ses plans. Et c’est à ce moment précis que Mertens va prendre une autre dimension. Repositionné au poste de Milik dans le 4-3-3 originel de Sarri, le Belge va sauter sur l’occasion pour ne plus disparaître du onze titulaire.

Un bilan exceptionnel

Depuis ce changement poste pour poste, le Napoli n’est plus la même équipe. 25 buts en 27 matchs de Serie A et 3 buts en 5 matchs de Champions League l’an dernier, et déjà 11 buts en 15 matchs cette année. Au delà des statistiques affolantes, Mertens semble marcher sur l’eau et jouer le meilleur football de sa carrière. Excellent techniquement et collectivement, il se trouve les yeux fermés avec ses compères d’attaque Insigne et Callejon. Mais aussi avec le milieu à 3 Jorginho-Hamsik-Allan. Si Sarri lui laisse une totale liberté devant, le Belge rend la confiance sur carré vert. Invaincus depuis le 7 mars dernier, les napolitains restent sur une série d’invincibilité de 28 matchs toutes compétitions confondues.

Capable d’avoir le même niveau ailleurs ?

OK les statistiques démontrent que Mertens fait partie des meilleurs attaquants en circulation. Sa nomination dans les 30 du Ballon d’Or va dans ce sens. Néanmoins, une question se pose sur la pérennité des bonnes performances du Belge s’il partait du Napoli. Dans l’équipe de Mister Sarri, Mertens occupe un rôle particulier où sa pointe de vitesse et sa technique permettent de libérer des espaces. Adepte des redoublements de passes et des jeux en triangle, cette formation est unique sur l’échiquier européen. Classiquement, les grands clubs ne jouent pas de cette manière. Car la dimension athlétique reste indispensable pour le poste de numéro 9. Lewandowski, Benzema, Suarez, Cavani ou encore Higuain, Lukaku ou Morata ne présentent aucune similitude avec Mertens. A moins qu’un top club ne change ses plans pour mettre l’ex du PSV dans les meilleures conditions, il y a fort à parier que Mertens ne garde ce niveau qu’au Napoli.

Âgé de 30 ans depuis mai dernier et sous contrat jusqu’en 2020 avec le Napoli, Dries Mertens va devoir choisir en fin de saison. Soit il souhaite poursuivre avec le club napolitain ou bien c’est le grand saut. Entre un avenir incertain dans un top club ou la certitude d’être au cœur d’un projet plus adapté, le choix est cornélien. En attendant , profitons de l’état de grâce de Mertens en se régalant des innombrables sucreries qu’il sème à chaque match…

Jajaye Panizzoli

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