N'Zonzi et Pavard, les deux suprises des Bleus

En annonçant une liste élargie de 24 joueurs pour les deux matchs face aux Pays de Galles et à l’Allemagne, Didier Deschamps a frappé les esprits en sélectionnant deux petits nouveaux. Si le premier (N’Zonzi) était l’antichambre des Bleus depuis plusieurs mois, le second (Pavard) est une réelle surprise. Focus sur ces deux talents.

N'Zonzi et Pavard ont cuumulé à eux deux 21 selections en U21. Crédit photo : JAMES MARSH / BACKPAGE IMAGES Ltd
N’Zonzi et Pavard ont cuumulé à eux deux 21 selections en U21. Crédit photo : JAMES MARSH / BACKPAGE IMAGES Ltd

N’Zonzi, le travail paye

L’actuel milieu de terrain du FC Seville n’a pas eu une carrière facile. Formé au PSG, il va suivre un parcours sinueux qui va le mener tour à tour du coté de Lisieux, Caen, Beauvais et Amiens. C’est dans le club picard que N’Zonzi va trouver la stabilité et signer son premier contrat pro. Si la première saison lui offrira la possibilité de jouer en Ligue 2 pour trois matchs, le déclic va avoir lieu la saison suivante. Titulaire au cœur du jeu, il disputera 34 matchs tout en inscrivant son premier but face à Strasbourg. Quelques semaines plus tard, la Premier League et Blackburn tapent à la porte et le roc amiénois part outre-Manche.

Le choix gagnant anglais

Recruté par le mythique Sam Allardyce, N’Zonzi va énormément épurer son jeu et mettre son physique au service de l’équipe. Positionné dans un système en 4-4-2, il s’occupe de la récupération. Sa qualité technique lui permettant de sortir du lot, il dispute 33 matchs de Premier League puis 21 et 32 la dernière saison. Sollicité par Stoke City, le natif de Colombes va rejoindre les Potters en 2012. Le coach de l’époque Tony Pulis veut amener de la taille et de la technique à son milieu de terrain. Aux cotés de Glenn Whelan et Charlie Adam, N’Zonzi va se régaler et disputer trois saisons pleines. 120 matchs plus tard et une historique 9ème place dans la poche, le Français veut poursuivre sa progression…

Seville, la consécration

Si son premier match ressemble à un petit cauchemar en raison du carton rouge reçu face à Malaga, il se rattrape lors de la 3ème journée en ouvrant le score face à Levante. Mis en confiance par Unai Emery, il va d’abord se faire une place dans le onze titulaire pour ne plus le quitter par la suite. Pièce essentielle du système de jeu sévillan, N’Zonzi dispute 28 matchs en 2015 puis 35 la saison dernière. Régulièrement cité parmi les sélectionnables, il attendait un appel du sélectionneur depuis l’an dernier. C’est désormais chose faite…

Pavard, la surprise du chef

Il fallait avoir un sacré nez pour sentir cette convocation. Car certes, Benjamin Pavard a 15 sélections en catégorie Espoirs mais le CV de l’actuel joueur du VFB Stuttgart est relativement léger pour espérer un appel du sélectionneur. Lancé dans le bain professionnel par René Girard en janvier 2015 lors d’un Nantes-Lille, Pavard débute dans l’axe de la défense nordiste. Trimballé à droite et à gauche durant toute son expérience lilloise, le Maubeugeois de naissance va disputer 25 matchs avec le LOSC. Mais rien ne va être fait pour tenter de garder le fougueux défenseur droitier de formation. Dans cette optique, l’étranger a flairé le bon coup…

Le pari Stuttgart

Opter pour un club relégué en deuxième division alors qu’on est un jeune espoir en manque de temps de jeu est un pari risqué voire inconscient. Pourtant, Benjamin Pavard n’a pas beaucoup hésité lorsque le VFB Stuttgart s’est présenté il y a dix huit mois. Malgré des débuts compliqués, l’ex lillois va s’imposer sur le flanc droit de la défense allemande. Champion de Bundesliga2 pour sa première saison, il découvrait l’étage supérieur cet été. Revenu dans l’axe, ce défenseur polyvalent n’a pas manqué une seule minute en Bundesliga. Homme de confiance du coach Hannes Wolf, il a même inscrit son premier but dans l’élite le week-end dernier face à Fribourg.

Si les deux joueurs en question ne devraient pas débuter comme titulaires, leurs présences sont bien le signe que Didier Deschamps garde un œil sur un maximum de joueurs. Même si N’Zonzi aurait pu être convoqué plus tôt, sa convocation est bien l’illustration que le sélectionneur n’est pas fermé à la nouveauté. Enfin, pas tout le temps…

Jajaye Panizzoli

 
 

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