Mauro Icardi, l'antihéros de Serie A

Véritable serial buteur sous le maillot des Nerazzurri , Mauro Icardi est un personnage qui divise. Tantôt considéré comme une référence à son poste, tantôt chargé pour son attitude extra-sportive, le buteur loué comme l’une des promesses les plus brillantes de sa génération peine à s’imposer comme il le mériterait. 

15 buts en 14 matchs, Mauro Icardi témoigne de la bonne forme des intéristes depuis le début de saison. S’ils pointent à la seconde place, deux unités derrière le Napoli, individuellement, l’argentin plane. Avec son excellent ratio de plus d’un but par match, il figure parmi les meilleurs buteurs européens, une réalisation derrière Edinson Cavani. Cependant, brassard autour du bras et porté par des statistiques éblouissantes, l’avant-centre milanais peine à asseoir pleinement son statut sur la scène internationale, et surtout en sélection. Un manque inquiétant de reconnaissance qui reflète sa personnalité contrastée.

Le capitaine intériste est devenu le symbole du renouveau du Milan.
Le capitaine intériste est devenu le symbole du renouveau du Milan.

Le héros bleu et noir

Son nom brandit vers le kopp milanais à la manière de Lionel Messi : Mauro Icardi a allumé le bouillant dernier derby contre l’AC Milan. Auteur d’un triplé, l’Argentin s’est projeté sous la lumière d’une Europe qui lui reste bien trop indifférente. Son nom, tout le monde le connaît, mais personne ne le considère à sa juste valeur. Pourtant, il trône depuis plusieurs années dans les premières places du classement des buteurs italiens. Acteur majeur de la reconstruction intériste, il en a longtemps été le seul pilier solide. Parfois inconstant, à l’image de son équipe, c’est désormais le brassard autour du bras qu’il tente d’écrire sous nom sur la longue liste des buteurs emblématiques du club transalpin.

Arrivé en 2013 après une formation à Barcelone, l’avant-centre pointe déjà à 92 réalisations sous le maillot nerazzurri en 160 matchs. Malgré les appels du pied persistants de plusieurs grandes écuries européennes, l’argentin reste attaché à la Lombardie. Mais malgré son statut, le buteur stagne en sélection où il n’a disputé que quatre petits matchs. Ces performances médiocres, il les doit à une rude concurrence au poste sur la scène internationale, mais aussi à des sorties médiatiques pas toujours bien senties qui ont contraint ses entraîneurs à le laisser dans la cité italienne. Dernièrement, il n’était qu’acteur secondaire voire tertiaire des matchs de l’Albiceleste. Et ce, malgré ses bonnes performance.

Le comportement souvent dégradable de l'Argentin lui ont valu quelques rappels à l'ordre évitables.
Le comportement souvent dégradable de l’Argentin lui ont valu quelques rappels à l’ordre évitables.

Le bad boy argentin

Parce que derrière ses statistiques et son aura, Mauro Icardi masque un caractère de sale gosse. Ses frasques lui ont d’ailleurs coûté quelques polémiques évitables, parfois même avec ses propres supporters. En 2015, alors qu’il n’avait pas apprécié les huées de certains tifosi à son égard, le buteur avait répondu d’un chut, une nouvelle fois, maladroit. S’en est suivit toute une affaire nauséabonde où le buteur a eu la mauvaise idée de dire en Argentine durant une interview. “Ces connards, s’ils savaient… J’appelle 200 potes et ils leur cassent la gueule à ces petites pedales”. Après une énième confrontation devant sa maison et les réalisations coup sur coup du buteur la tension est redescendue.

Désormais, il bénéficie du soutien complet de Giuseppe Meazza et compte bien porter avec lui les tifosi jusqu’en Europe, ou mieux, au Scudetto. Amoureux inconditionnel du maillot bleu et noir, Icardi est définitivement un buteur comme on en fait plus : insatiable sur le terrain, mais trop vite rattrapé par des frasques qui en font un personnage aussi caractériel et contradictoire

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