Liverpool : Quand Torres, idole du Kop, dominait l'Angleterre et l'Europe

Trois ans et demi sous le maillot rouge vif de Liverpool, trois ans et demi de passion avec les fans, trois ans et demi de buts à n’en plus finir… El Niño en Reds c’était beau, trop beau.

El nino

Lors du mercato estival 2007, un transfert est au centre de toutes les attentions. Alors qu’il joue à l’Atlético Madrid depuis sept saisons, le jeune Fernando Torres, véritable révélation Espagnole, quitte sa terre natale et s’envole pour l’Angleterre ou il rejoint Liverpool pour l’opulente somme de 37 millions d’euros.

En devenant le joueur le plus cher du club de la Mersey, le jeune beau gosse aux mèches blondes comprend alors qu’on croit en lui. Heureusement pour le club et les fans, l’attaquant ne décevra pas, loin de là.

Des débuts tonitruants

Torres Premier But Liverpool

Tout comme Anthony Martial il y a quelques jours, Torres s’est présenté à ses nouveaux supporteurs de la plus belle des manières, un certain 19 août 2007. Son premier but ? À Anfield, et face à Chelsea. Ok, welcome Fernando. Son adaptation au jeu anglais est presque immédiate, et sa première saison est tout simplement une véritable réussite. 33 buts toutes compétitions confondues. En trouvant notamment six fois le chemin des filets en Champions League, Torres montre que rien ne l’impressionne, même la plus grande des Coupes Européenne.

Ses admirables performances lui valent d’être comparé à Ian Rush, nul autre que le meilleur buteur de l’histoire de Liverpool. Rien que ça.

Des records

Au cours d’un match face à Manchester City ou il  inscrit un doublé, le 5 Octobre 2008, Fernando rentre dans l’histoire des Reds en marquant le 1000ème but du club en Premier League. La planète football s’emballe et se montre presque unanime pour dire que ce Fernando Torres là, est l’un des meilleurs joueurs de football au monde, voire le meilleur. En même temps, 48 buts en 37 matchs, ça a de quoi donner le tournis.

Gerrard Torres Duo

Mais si sa réussite est aussi belle, il la doit en partie à un autre joueur. Cet autre joueur, c’est Steven Gerrard. À eux deux, ils forment un duo magistral que redoutent toutes les défenses adverses. Un duo qui s’entend à merveille, sur et en dehors du terrain, et qui écrase tout sur son passage. 146 buts à eux deux sur la période ou ils jouaient ensemble. Bim bam boum !

Le 10 mars 2009, le numéro 9 de Liverpool ouvre le score face au Real Madrid en Champions League, au cours d’une partie ou les Reds atomiseront leurs adversaires Merengue 4-0. Le club de Benitez est au 7ème ciel, Torres au 8ème.

Sous le maillot des Reds, El Niño c’est du nanan. C’est facile, exquis, et Ô combien agréable à admirer. But du pied droit, du gauche, de la tête, en dribblant toute la défense, le gardien, face au but, dos au but… Il aura marqué face aux plus grands clubs anglais, Chelsea, Arsenal, Manchester City, Tottenham… Et l’un de ses plus connu reste celui face à Manchester United, pour son importance.


Fernando Torres goal Liverpool-Manchester United

Le 29 décembre 2009, le natif de Fuenlabrada (province de Madrid) inscrit son 50ème but en Premier League face à Aston Villa, à la 93ème minute. Tout Reds se souvient de ce match. Une pluie démentielle s’abattait sur Villa Park, aucune des deux équipes ne parvenaient à être réaliste… Et une nouvelle fois, le sauveur se nommait Fernando Torres, dans les ultimes secondes de la partie.

Torres Aston Villa goal

Une folie qui prend fin

Au début de la saison 2010-2011, Liverpool est au creux de la vague. El Niño le sent bien et voit d’un mauvais œil sa continuité chez les Reds. Bien qu’il empile encore les buts, un certain mal être s’installe dans la tête de l’espagnol, à l’image de son club qui débute une légère crise. Convoité de toute part (Real Madrid, Manchester United, Chelsea) l’attaquant doute sérieusement.

Finalement, dans une atmosphère à la limite du supportable, c’est Chelsea qui aura fait main basse sur Torres, lui qui a déménagé à la cloche de bois. Furtivement. Sans signe d’au revoir, ni de remerciements à son Kop qui l’aimait tant et qu’il aimait tant. Il devient alors le joueur Espagnol le plus cher de l’histoire en rejoignant les rangs d’Ancelotti pour 58,5 millions d’euros.

Un amour démesuré, mais une fin (très) amère

Fernando Torres Liverpool

Torres à Liverpool, c’est tout simplement, – pour la génération des années 1990 – l’un des attaquants qui a le plus marqué les mémoires. Les plus anciens, qui ont connu par le passé d’autres excellents attaquants à Liverpool, étaient bien évidemment sous le charme, mais d’une manière différente. Peut être est-ce la naïveté de la jeunesse qui a fait qu’El Niño était bien plus qu’une star pour beaucoup d’entre nous. Il incarnait le football moderne à merveille, et tout fan du ballon rond rêvait de devenir comme lui. Liverpool, c’était Steven Gerrard, mais durant cette période là, c’était aussi énormément Fernando Torres. On savait qu’il marquerait lorsque l’arbitre donnait le coup d’envoi, les matchs avaient un parfum spécial, on attendait son éclair de génie.

Comme dans une relation amoureuse entre humains, l’amour peut être si fort, que lorsque ça se termine de manière brutale, la retombée est très, très compliquée. C’est ce qu’il s’est passé pour les amoureux de Liverpool et d’El Niño.

Que penser ? Comment peut-il faire pour rejoindre l’ennemi ? Pourquoi ? Suis-je dans la réalité ou est-ce un mauvais cauchemar ? Torres bordel, qu’est-ce que tu fous ?

Envoyé chez Plumeau par certains, toujours aimé et supporté par d’autres, Torres aura par la suite vécu des saisons bien plus compliquées, loin d’Anfield. Avec 81 buts inscrits sous le maillot de Liverpool, il restera à jamais gravé dans les mémoires. Aujourd’hui, son sourire revient sous la tenue de l’Atlético, pour le plus grand bonheur de tous ses fans. Bien qu’il reste un petit quelque chose en travers de la gorge des amoureux du club de la Mersey, nul doute qu’on ne peut que remercier ce qu’il a fait pour ce club.

Bravo toto, on se quitte sur ses magnifiques buts inscrits sous la tunique rouge.

Jean-Romans Gaudriot. 

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