Doit-on faire l'impasse sur la Ligue des Champions ou le championnat ?

Alors que les napolitains se déplacent à Manchester City à l’occasion de la C1, le staff a précisé que plusieurs cadres seraient mis au repos pour préparer au mieux la réception de l’Inter, samedi prochain. Une décision qui soulève une fois de plus la gestion du calendrier lorsque plusieurs rencontres clés s’enchaînent en quelques jours.

Je pense que ce match pourrait donner à certains joueurs un peu de temps pour se reposer”, a déclaré le président napolitain Aurelio De Laurentiis avant d’ajouter “nous devons tout évaluer et savoir comment utiliser la bonne stratégie”. Le dirigeant transalpin est formel : les Azzurri feront l’impasse sur le choc qui les opposent à Manchester City en Angleterre. Surprise en puissance de Seria A ce début de saison, le club du Vésuve pointe en tête du championnat avec 8 victoires en 8 rencontres. Un total qui les place à deux unités de l’Inter, qu’ils recevront en fin de semaine. Entre Ligue des Champions et championnat, le Napoli a fait son choix, les dirigeants se souciant simplement de passer le premier tour. Une stratégie néanmoins périlleuse qui mérite d’être traitée.

Le premier tour de C1 : une formalité ?

Si la Ligue des Champions jouit d’un statut brillant à l’échelle internationale, beaucoup considèrent que les hostilités démarrent réellement en février, au début du second tour. En outre, les groupes de C1 suivent, pour la plupart, un schéma de deux équipes favorites et deux autres outsiders. Quelques exemples subsistes néanmoins, obligeant les clubss à envoyer leur équipe-type pour chaque match. Mais de manière générale, on peut constater que de plus en plus d’équipes utilisent la C1 pour laisser souffler quelques cadres. C’est notamment le cas lorsqu’une rencontre charnière intervient en fin de semaine en championnat.

Le phénomène trouve source, de plus, dans la volonté des clubs à seulement franchir le premier tour de LDC, sans absolument occuper la première place du groupe. On l’a vu ces dernières années : il n’est pas rare que des clubs jugés “favoris” terminent sur la seconde marche du classement. Terminé premier d’un groupe n’est donc pas forcément gage d’un match plus facile. C’est sûrement la stratégie mise en avant par Carlo Ancelotti lors de son déplacement à Paris, sous-estimant, d’une première part, l’effectif parisien, tout en faisant complètement l’impasse sur la première place. Comme d’autres avant lui, le tacticien a souhaité faire tourner, tout en se cassant les dents sur la lourde concurrence européenne.

Arrivé seulement cet été au PSG, Kylian Mbappé est déjà incontournable - ©AFP Benjamin Cremel
Le PSG continue de faire partie de ces rares équipes qui jouent à 100% la Ligue des Champions. 

Un mal récurrent en Angleterre ?

Jugé comme le championnat le plus relevé en Europe, la Premiere League reflète avec précision cette ambiguïté. Ainsi, les clubs anglais ont longtemps et ce, malgré leurs effectifs rodés, eu du mal à allier leurs performances nationales et internationales. En outre, la moindre contre-performance en Europe peut remettre en cause la qualification d’une équipe, le nombre de match étant très limité. Plusieurs équipes britanniques en ont d’ailleurs payé les conséquences ces dernières années, exilées en Europa League. Cette même C3 souvent sacrifiée par les grands championnats européens.

Ainsi, quelles conclusions tirer ? Entre les matchs internationaux, les coupes nationales et européennes et le championnat, des choix doivent être faits. En France, on aurait tendance à privilégier un maximum les coupes européennes. Il serait impensable de voir les Parisiens faire tourner leur effectif, même contre une équipe de seconde, ou troisième zone. Un fait peut-être couplé à la faiblesse du championnat, comme en témoigne le onze de départ du PSG à Dijon.

Les napolitains, eux, qui jouissent d’un début de saison exemplaire en Serie A, sont conscients que la première place du podium est inaccessible, qui plus est, après leur défaite à Donetsk. De plus, avoir six longueurs d’avance sur la Juventus, c’est un luxe qu’on ne peut pas se refuser.

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