Ligue des Champions : Atlético de Madrid – Leicester, les Colchoneros spécialement taillés pour l’Europe ?

 ©AFP CRISTINA QUICLER, JAVIER SORIANO
©AFP CRISTINA QUICLER, JAVIER SORIANO

Cela fait plusieurs saisons maintenant que l’Atlético de Madrid a pris l’habitude de briller sur la scène européenne, enchantant chaque année davantage des socios privés d’épopées durant de longues années. Absent des sommets européens au début des années 2000, l’Atlético n’a cessé de progressé dans le domaine, enchaînant ce mercredi son quatrième quart de finale de C1 d’affilée face à Leicester. Une performance rare pour le club, qui commence petit à petit à faire son trou dans la plus belle des compétitions.
 
Une progression logique
 
Rarement performant dans les compétitions européennes au début du 21e siècle, le deuxième club de Madrid a accéléré la machine ces dernières années, pour faire désormais partie du gratin de favoris au sacre final de la coupe aux grandes oreilles. Si l’on retiendra tout de même quelques saisons moins fastes comme en 2010-2011 et 2012-2013, durant lesquelles les pensionnaires du Calderon n’ont su faire mieux qu’une phase de poule et un seizième de C3,  c’est d’ailleurs une progression linéaire que le club du président Cerezo nous a offert au fil des saisons. D’abord victorieux à deux reprises de la Ligue Europa, la formation Rojiblanca a ensuite élevé son niveau de jeu crescendo pour montrer un visage conquérant en LDC, profitant au passage de l’avènement de Diego Simeone. Un entraineur plus qu’important pour le club, qui gagnera d’ailleurs l’Europa League face au Bilbao de Bielsa lors de sa première saison sur le banc, tel un signe de l’importance désormais actée de l’Europe pour les Colchoneros.
 
La C1 comme terrain de jeu
 
Car il ne faut pas se tromper, l’Europe fait désormais partie intégrante de l’ADN Rojiblanco. Souvent malmenée en championnat par le Real et le Barça malgré son titre de 2014, la formation d’Antoine Griezmann semble avoir fait de la Champions League un terrain privilégié, presque échappatoire à la domination des deux géants en Liga. Opposés à des formations plus adaptées à leur style de jeu basé sur la rigueur défensive et les contres ravageurs, on l’a encore vu face à Leverkusen au tour précédent, Koke et compagnie se régalent dès qu’ils entendent le fameux hymne de la C1, mettant à mal toutes les formations qu’ils rencontrent. C’est bien simple, à chaque fois qu’ils ont dit adieu à la compétition ces trois dernières saisons c’était face à leurs voisins du Real. Battus par les Merengues en quart, puis deux fois en finale, les hommes de Cholo n’ont en revanche jamais connu de difficultés majeures au moment de se frotter aux équipes d’autres pays. Chelsea ou le Bayern s’y sont par exemple cassé les dents, et l’on ne devrait pas voir quelque chose de différent face au Leicester de Vardy ce mercredi. Un match de Ligue des Champions annoncé en faveur de l’Atlético selon SOS Pronostics mais aussi par l’ensemble des experts. Et au vu de la forme des cadres madrilènes on ne peut que valider l’avis général.
 
Oblak et Griezmann au Top
 
Chaque observateur du derby madrilène de ce week-end vous le dira : les Colchoneros possèdent en effet deux des plus grands talents mondiaux avec Antoine Griezmann et Jan Oblak. Si le premier est bien évidemment la pièce maîtresse de l’attaque et ne surprend plus vraiment personne (23 buts cette saison), le second reste moins connu, et ce n’est pas faute de se montrer régulier. Ultra performant ce week-end, il a écœuré Ronaldo, Benzema et consorts pour ne craquer que sur une tête imparable de Pepe. Auteur de 5 clean sheets sur les 7 derniers matchs de l’Atlético le Slovène est d’ailleurs en forme, et n’a rien à envier aux meilleurs sur la scène européenne. Au regard ses statistiques, il fait même aussi bien que Buffon en C1 en termes de buts concédés et clean sheets, mieux que Neuer, et reste le gardien qui possède le meilleur ratio tirs/arrêts parmi les restants en quarts de finale. Un atout de poids en vue de la réception du champion d’Angleterre, surtout quand on connaît les difficultés actuelles des Foxes à marquer contre les cadors. Brillants devant et solides derrière, c’est comme cela qu’on aime les Colchoneros. Comme ça que l’on aime le foot.

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