Ligue 1 : Noël Le Graët descend la LFP, la guerre du football français est déclarée !

La guerre des instances du football français est déclarée. Au lendemain de l’annulation du système à deux montées et descentes entre Ligue 1 et Ligue 2 par la FFF, le président actuel Noël Le Graët n’a pas hésité à employer des termes forts à l’encontre de la LFP (ligue professionnelle de football). Pour lui, il n’y a qu’un seul véritable sommet du football français, et il en est à la tête. Le message a le mérite d’être clair et quelque chose nous dit que cette histoire ne fait que commencer…

Noël Le Graët et Thiriez

C’est un véritable séisme qui vient de secouer le football français. La Fédération française de football a décidé d’annuler purement et simplement le passage à deux montées et deux descentes entre les championnats de Ligue 1 et de Ligue 2. Une décision pourtant actée le 9 Juillet dernier par la Ligue de football professionnel, qui gère les deux championnats principaux (L1/L2) tandis que la FFF est active et décisionnaire à compter de la Nationale (D3). Au delà d’un conflit entre ces deux instances, c’est une guerre d’homme à homme qui se profile : en effet, les présidents Noël Le Graët (FFF) et Frédéric Thiriez (LFP) n’ont pas la même vision des choses et comptent bien avoir le dernier mot. C’est en tout cas les termes employés par Thiriez ce mercredi, à la veille de la réformation statuée par la FFF. L’homme à la moustache légendaire avait affirmé que la fédération française aurait “tort de s’opposer et d’ainsi déclarer la guerre à la LFP“. Une situation redoutée, et qui s’est confirmée après la réunion du comité exécutif le 23 Juillet. Le début d’une crise majeure au sein du foot français, un conflit qui ne fait que débuter.

Interrogé au micro d’I télé ce vendredi, le président de la FFF Noël Le Graët a répondu clairement aux propos de son homologue et n’envisage pas revenir sur cette décision. Pour lui le constat est simple, il n’y a qu’un seul véritable sommet du football français : la fédération. A la question d’un journaliste qui l’interrogeait sur la pagaille actuelle entre les deux instances, le président a répondu :

Au sommet? Mais il n’y a aucun problème et je suis très détendu. Le sommet c’est ici, et pas ailleurs (a affirmé Le Graët en désignant du doigt le siège de la fédération française derrière lui). Le sommet c’est là. Et tous ceux qui voient des sommets ailleurs se trompent. Nous sommes restés tout à fait sereins et avons pris cette décision qui me paraît justifiée. Les montées pour l’année prochaine sont très claires : 3 montées et 3 descentes.

Une manière pour lui d’affirmer sa suprématie sur la LFP et indirectement sur Frédéric Thiriez, impuissant, mais qui s’est dit près à aller jusqu’au bout de ce combat en saisissant le Conseil d’Etat.

C’est une décision que j’estime illégale et grave pour l’avenir du football français. Un conflit majeur est en passe de s’ouvrir avec notre instance. Ce n’est pas de gaieté de coeur, mais je suis garant des décisions du Conseil d’Administration de la LFP et de l’autonomie de décision de la LFP s’agissant de l’organisation de nos championnats professionnels. Je dois défendre l’institution dont je ne suis que le modeste héritier après 75 ans d’histoire. J’irai donc jusqu’au bout. a affirmé le président de la Ligue.

Toutefois, la porte ne semble pas complètement fermée du côté de la FFF. En effet, Le Graet s’est dit prêt à envisager le futur de manière différente et pourrait changer son fusil d’épaule à compter de la saison 2016-2017, et pas avant. Quelque chose nous dit que tout ce remue-ménage est loin d’être terminé. Une chose est certaine, il n’apporte rien de positif au football hexagonal et aux championnats de L1 et de L2.

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