Ligue 1 : L'AS Monaco, un changement renversant

L’AS Monaco n’en finit plus de surprendre en ce début de saison. Après sa victoire retentissante face à l’Olympique de Marseille quatre buts à zéro, les Rouge et Blanc se déplacent sur la pelouse de Dijon dans le cadre de 15ème journée de Ligue 1. L’occasion de revenir sur les changements effectués par un club décrié la saison passée et désormais adulé.

59 buts en 23 matchs officiels. C’est le total impressionnant de l’AS Monaco depuis le début de saison. Entre le championnat, le tour préliminaire de la Ligue des Champions, les barrages et la compétition reine, les hommes de Leonardo Jardim ont fait trembler les filets à 59 reprises soit seulement 27 fois de moins que la saison passée (52 rencontres, 86 buts). De quoi prouver le virage à 180° pris par le club de la principauté.

Un été parfaitement géré

Habituée à vendre ses meilleures pépites au mercato estival, l’AS Monaco a su, cette saison, privilégier l’aspect sportif. Les dirigeants ont décidé de se séparer d’éléments douteux comme Lacina Traoré, Echidjile, Cavaleiro et de cadres en fin de cycle à l’image de Ricardo Carvalho, Coentrao sans oublier Jérémy Toulalan. Désormais, place à une jeunesse talentueuse et des hommes au leadership confirmé. Les arrivées de Djibril Sidibé, Benjamin Mendy, Kamil Glik et les retours de Falcao, Germain et Boschilia vont parfaitement dans ce sens.

Contrairement à la saison 2015-2016 où la principauté s’était faite dépouiller de la tête au pied, l’ASM apparaît stable et sûre de ses ambitions. Un début de championnat réussi, des premiers succès lors des tours préliminaires puis en barrages de la LDC face à Fenerbahce (1-2 ; 3-1) et Villarreal (2-1 ; 1-0) viennent confirmer les attentes des hautes sphères monégasques.

Une expérience engrangée, des recrues intégrées

Après une première saison réussie à la tête de club du rocher avec notamment un quart de finale de LDC puis une seconde en demi-teinte au niveau du jeu malgré une honorable troisième place, Leonardo Jardim peut désormais s’appuyer sur un effectif étoffé et plein de promesses. Il peut également compter sur une défense, certes nouvelle mais stable avec la quatuor Sidibé, Glik, Jemerson, Mendy. Ce dernier est à la fois rassurant sur le plan défensif et offensif (7 buts, 5 passes décisives).

Fabinho (23 ans) et Tiemoué Bakayoko (22 ans) impressionnent par leur maturité et leur régularité au milieu de terrain et semblent prédestinés à un avenir radieux. Tout comme le feu follet portugais, Bernardo Silva et l’un des grands espoirs du football français, Thomas Lemar. Sur le front de l’attaque, le duo des revenants Radamel Falcao et de Valère Germain n’en finit plus de satisfaire les attentes de la direction monégasque avec 17 buts 5 passes décisives.

Contrairement aux autres années, l’entraîneur monégasque peut faire confiance à son banc de touche. En effet Guido Carrillo en difficulté à son arrivée est désormais pleinement épanoui sur le rocher (5 buts dont un toutes les 93 minutes), tout comme Gabriel Boschilia, auteur de trois coups francs direct depuis le début de saison (à deux du record de Juninho sur une saison complète). Sans oublier les jeunes prometteurs du centre de formation comme Mbappé, Abdou Diallo, Almamy Touré ou encore Kevin N’Doram. Un effectif avec de l’ambition et taillé pour jouer sur toutes les compétitions.

La bonne ambiance règne sous le soleil de la principauté 

Un autre élément vient confirmer le changement à l’AS Monaco. L’ambiance. Un détail superficiel pour certains mais qui traduit les progrès effectués par l’actuel deuxième du championnat. Les joueurs tiennent constamment un discours positif sur l’ambiance au sein du groupe et les résultats suivent. Une coïncidence ? Le doute peut être dissipé.

“On joue ensemble, on est une belle bande de potes. Les automatismes viennent tout seul”, explique Thomas Lemar.

Meilleure attaque d’Europe à l’aube de cette 15ème journée de Ligue 1, qualifiée pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions avec une première place assurée, l’AS Monaco commence à être considérée comme un candidat sérieux et crédible au titre de champion de France. Certes la saison est encore longue et le Paris Saint-Germain est le grand favori à sa propre succession, mais les prestations affichées par les Rouge et Blanc face à ce même PSG, Lille, Marseille ou encore Tottenham sur la scène européenne prouve que ce club a franchi un cap. Un doux parfum règne sur la principauté. Celui d’une ressemblance avec une épopée fantastique lors de l’exercice 2003-2004.

Thomas Pain

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