Ligue 1 : Draxler au milieu, vraiment une bonne idée ?

Recruté il y a presque un an au Paris SG, Julian Draxler a déjà vécu plusieurs étapes dans son expérience parisienne. Venu pour concurrencer Angel Di Maria pour un poste en attaque, Emery a vu en lui une alternative au milieu traditionnel Motta-Verratti-Rabiot. Repositionné dans l’entre-jeu, il a étonné puis montré une certaine assurance à ce poste de milieu relayeur. Jusqu’à mardi soir…

International depuis 2012, Draxler totalise déjà 40 sélections. Crédit photo : AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
International depuis 2012, Draxler totalise déjà 40 sélections. Crédit photo : AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Un repositionnement tactique

Suite à la blessure de Thiago Motta à la fin du mois d’octobre, Unai Emery d’est trouvé face à un vrai problème. Sans véritable successeur à l’Italien, Emery a du trouver une solution. Ne souhaitant pas toucher à l’équilibre de son 4-3-3 , le technicien espagnol a preféré remplacer Motta par Draxler que de changer de schéma. Déjà utilisé dans le trio du milieu face à Lyon et Bordeaux en début de saison, il ne remplissait un vrai rôle de box to box mais plus celui d’un meneur reculé. A la blessure de Motta, Draxler s’est donc imposé à cette place aux cotés de Verratti et Rabiot tout en étalant une vraie facilité balle au pied.

Un rendement positif

Depuis que l’Allemand a integré le onze titulaire, il a joué huit matchs comme titulaire. Si la majorité des matchs de Ligue 1 de Draxler est excellente, il convient de repréciser les adversaires rencontrés. Angers, Nice, Anderlecht, le Celtic, Nantes, Monaco et Strasbourg et le Bayern mardi soir.  Brillant à Angers, où il inscrit un but et donne un caviar pour Cavani, il récidive quelques jours plus tard à Monaco. Dans le match au sommet de la Ligue 1, Draxler se balade à l’image de son festival sur l’ouverture du score de Cavani. Outre sa technique délicieuse, Draxler semble ajouter du physique à son jeu. Mentalement au top, il abordait le match retour face au Bayern Munich avec l’assurance de jouer titulaire. Et surtout, de pouvoir montrer qu’il était mieux qu’un remplaçant à ce poste.

Un match catastrophique

A l’image de son équipe, Julian Draxler s’est fait manger par l’impact bavarois durant 90 minutes. Bien pris par le duo Rudy-Tolisso, le parisien n’a pas su trouver les armes pour reproduire le contenu de ses prestations en Ligue 1. Plusieurs pertes de balle, dribbles mal assurés, l’ex joueur de Schalke 04 a vécu un véritable calvaire sur la pelouse de l’Allianz Arena. Avec un taux de passes réussies de …98,4%, Draxler obtient le meilleur score de sa formation. Toutefois, en y regardant de plus près, on constate que cette moyenne est le résultat de passes latérales sans risque. Sans confiance, Draxler a préféré assurer plutôt que d’oser. Problématique, lorsqu’on attend de l’Allemand de l’audace, du risque et surtout de la vista. Remplacé par Lo Celso à la 90ème minute, il va devoir tirer les enseignements nécessaires de ce genre de défaites.

Et maintenant ?

Si Thiago Motta devrait reprendre la compétition dans quelques jours, Julian Draxler ne va ps pour autant perdre sa place dans l’esprit du coach parisien. Troisième meilleur dribbleur de l’équipe derrière Mbappe et Neymar, l’Allemand est le deuxième meilleur passeur clé de l’équipe derrière Neymar. Cependant, le nombre de tentatives du Brésilien est largement supérieur à celui de Draxler. Enfin, sa frappe de balle est un atout intéressant pour les parisiens. S’il n’a inscrit seulement que deux buts en Ligue 1, il est tout de même le cinquième plus gros tireur de l’équipe derrière Cavani-M’Bappé-Neymar et Di Maria. Si son apport ne saute pas aux yeux à première vue, force est de constater que Draxler dans l’entre-jeu cela fonctionne en Ligue 1. Pour la Champions League, c’est une autre histoire…

 

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