Liga : Ramón-Sánchez-Pizjuán, la forteresse imprenable du FC Séville

Depuis le 3 novembre dernier et une défaite trois buts à un en Ligue des Champions face à Manchester City, le FC Séville n’a plus connu la défaite sur sa pelouse. Les hommes d’Unay Emery ne connaissent plus le goût de l’échec ou même la sensation de se partager les points avec leurs adversaires. En effet, ils restent sur une série, impressionnante, de 14 victoires consécutives. Avec 34 buts marqués pour seulement 4 encaissés, le double tenant du titre en Europa League a fait de sa pelouse, le souffre-douleur de ses victimes. En d’autres termes, le stade Ramón-Sánchez-Pizjuán est devenu au fil de la saison une forteresse imprenable.

Kévin Gameiro fait exploser de joie le stade Ramón-Sánchez-Pizjuán
Kévin Gameiro fait exploser de joie le stade Ramón-Sánchez-Pizjuán

Le FC Séville impressionne saison après saison pour sa régularité sur la scène espagnole et européenne. Cette année, encore, l’actuel 5ème de la Liga est en lice pour décrocher une place qualificative pour la prochaine Ligue des Champions mais le club andalou est, également, en passe de réaliser un exploit retentissant dans l’histoire du club et de l’Europa League. En effet, jamais une équipe n’était parvenue à conserver son bien , trois saisons consécutives, dans la petite sœur de la coupe « aux grandes oreilles » (Le Real Madrid et l’Ajax d’Amsterdam l’ont réalisé en C1). Une véritable performance, notamment, avec la nouvelle règle qui garantie au vainqueur de la C3 d’être qualifié directement pour la prochaine LDC.

Le Real Madrid, Barcelone, Valence et la Juventus vous en diront des nouvelles

Le stade Ramón-Sánchez-Pizjuán est prêt à accueillir l'Europa League
Le stade Ramón-Sánchez-Pizjuán est prêt à accueillir l’Europa League

Séville ne laisse aucune chance à ses adversaires. Que ce soit aux petites équipes, comme aux plus grosses formations européennes. En effet, le 3 octobre dernier, le FC Barcelone n’a pas résisté à l’ambiance, toujours si particulière, réservée par les 45 500 supporters Sevillistas. Au terme d’une rencontre animée, la formation andalouse s’est imposée deux buts à un grâce à des réalisations de Michael Khron-Dehli et de Vicente Iborra. Comme son rival catalan, le Real Madrid, alors entraîné par Rafael Benitez, est venu se casser les dents sur les murs du stade Ramón-Sánchez-Pizjuán. Score final trois buts à deux. Après avoir fait tomber les deux géants espagnols, le FC Séville s’est offert le scalp du vice-champion d’Europe, la Juventus Turin grâce à un but de l’ancien Turinois, Fernando Lorrente (1-0).

Porté par une équipe soudée et un Kévin Gameiro transcendé à l’approche de l’Euro en France (19 buts et 3 passes décisives en 32 rencontres toutes compétitions confondues), Séville n’est peut-être pas la formation qui fait le plus rêver les amoureux du ballon rond mais son histoire, ses résultats, sa régularité, son ambiance et son style de jeu atypique font du club andalou l’une des références du football européen.

Thomas Pain

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