Liga : Isco, le magicien du Real Madrid

Cristiano Ronaldo, Bale, Benzema…, arrêtez tout, le vrai maître à jouer du Real se nomme Isco ! Le plus souvent dans l’ombre des plus grands depuis son arrivée au Real en 2013, l’Espagnol a dû prendre son mal en patience. Dans un effectif garni, où il est très difficile de bouleverser la hiérarchie, l’ancien Valencien, à force de persévérance (et d’énormément de talent) semble avoir réussi. Timing parfait à sept mois de la Coupe du Monde ?

Real Madrid's Spanish midfielder Isco controls the ball during the Spanish league football match Real Madrid CF vs SD Eibar at the Santiago Bernabeu stadium in Madrid on October 22, 2017. / AFP PHOTO / PIERRE-PHILIPPE MARCOU
Isco : le talent à l’espagnole / AFP PHOTO / PIERRE-PHILIPPE MARCOU

Regarder un match avec Isco, c’est s’assurer de passer un bon moment. Vous savez ce genre de moment où on est devant sa télé et on lâche un petit “Ohhhhh” lorsque le joueur sur un ballon nous montre l’étendu de son talent. Isco est un joueur très plaisant à regarder, qui joue intelligemment. Un numéro dix à l’ancienne. Un jeu propre, basé sur des passes courtes, longues, du jeu en déviation, de la finesse technique, et une bonne frappe de balle. Bref vous l’aurez compris, on adore Isco.

Numero dix : joueur en voie de disparition

C’est un vrai plaisir de voir jouer l’espagnol de 25 ans. Sur un terrain, aucun geste n’est superflu. Il allie la beauté à l’efficacité. C’est un joueur à l’image de son entraîneur au Réal : Zinedine Zidane. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que Zizou en ait fait la pièce maîtresse de son équipe. Isco et son entraîneur ont la même façon de vivre le football. Au cœur du jeu, il se mettent au service de leurs coéquipiers, et à chaque ballon le jeu est bonifié. L’ancien Valencien n’a d’ailleurs jamais été aussi constant que depuis qu’il est sous les ordres du Français.

Des numéros dix à l’ancienne, quand la plupart des équipes jouait en 4-4-2, ont laissé place à des joueurs formatés, qui s’intègrent dans des schémas de jeu prédéfinis. Ils courent vite, percutent, frappent, mais jouent de moins en moins avec leurs têtes. Dans la lignée des Zico, Platini, Maradona, Rivaldo, Gallardo, Nedved, Riquelme, Raï, Ronaldinho, les vrais meneurs de jeu se font de plus en plus rares. Isco en tete, les derniers de leur espèce se nomment Ozil, Pastore, Pjanic, Iniesta, Modric, Fabregas, ou encore Gourcuff (si on vous assure croyez nous) alors, pour notre plus grand bonheur, profitons-en !

L’année de la consécration pour Isco ?

Le football que l’on aime; c’est lui. En plus d’être un régal pour les yeux, l’Espagnol met en valeur les joueurs de son équipe. À sept mois de la Coupe du Monde, va-t-il enfin participer à sa première phase finale avec l’équipe première ? Pour rappel, le joueur de 25 ans a remporté l’Euro Espoirs en 2013, mais non sélectionné pour la Coupe du Monde 2014, ni pour l’Euro 2016. La Roja dispose d’énormément de joueurs offensifs, mais avec la succession de matches et des performances abouties, le meneur de jeu à toutes ses chances.

En pleine ascension depuis plusieurs moi, Isco semble être au sommet de son art depuis le début de la saison. Totalisant déjà 14 apparitions toutes compétitions confondues avec le Réal, il a inscrit trois buts et délivré quatre passes décisives. Les choses ont bien évolué en un an. Zizou le considérait comme un remplaçant lorsqu’il a commencé en tant qu’entraîneur. Marque de confiance : l’espagnol a prolongé son contrat jusqu’en 2022.

Espérons qu’il maintienne cette ligne conductrice et qu’il réussisse à perdurer dans le onze type des Merengues. Nous souhaitons qu’il soit la star espagnole du prochain mondial en Russie, il le mérite tellement !

Théophile Rémon

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