Liga: Benítez se paie Florentino Pérez et le Real Madrid !

Six : c’est le nombre de mois passés sur le banc madrilène de Benítez. Arrivé le 3 juin 2015 aux commandes du club de la casa blanca, le technicien espagnol n’aura pas tenu bien longtemps. La faute à un président qui ne laisse pas passer le moindre faux pas. Au Real, on veut du résultat dans l’instantanéité, ce que regrette avec du recul l’ancien coach de Liverpool.

Goal.com
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« Je crois que nous étions en train de faire du bon travail, on progressait au fur et à mesure que la saison avançait. C’était normal que ça mette un peu de temps, mais il n’y avait aucune patience. Je crois qu’on faisait les choses bien, mais les supporters ont commencé à s’inquiéter un peu, le président aussi et ils ont décidé de changer d’entraîneur », a confié le double champion d’Espagne avec Valence.

« Ce n’est pas facile d’être entraîneur du Real Madrid. Tu dois tout faire parfaitement. Si quelque chose va mal ou que le président pense que quelque chose va mal, tu as des problèmes. C’est compliqué de savoir ce qui s’est passé au Real Madrid ces dernières années, on l’a vu avec Camacho, Del Bosque, Pellegrini, Mourinho, Ancelotti etc… La clé c’est d’être constant. Pour gagner la Liga tu dois être constant. Tu dois lutter contre le Barça, qui a un style propre et un modèle de foot. Le Real Madrid change d’entraîneur tous les ans et doit tout recommencer à chaque fois. C’est la raison pour laquelle il n’a gagné qu’une Liga sur les sept dernières saisons, pendant que le Barça en a gagné cinq et l’Atlético une. Le Barça a participé à six finales lors des huit dernières saisons et a gagné le double ou plus du double de titres que le Real Madrid depuis que le président (Florentino Pérez) est ici ».

De plus, l’ancien coach du Napoli a évoqué la proximité de Florentino Pérez avec les joueurs, ce qui pouvait le gêner. La proximité oui, mais trop, cela en devient déstabilisant pour l’entraîneur.  « Mon adjoint Fabio Pecchia me disait : « tu as une pression constante venant du président ». Il était toujours dans les alentours. Il parlait avec les joueurs, il parlait avec la presse… Le fait de l’avoir toujours à côté n’est pas facile pour un coach, surtout quand tu as entraîné en Angleterre et tu as de l’expérience. C’était compliqué de voir le président parler aux joueurs et aux médias tous les jours ».

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JeanRomans G.

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