LE TOP 10 DES FINALES DE LA LIGUE DES CHAMPIONS : 2ème – FC BARCELONE – ARSENAL (2006)

La finale de la Ligue des champions 2019 se déroulera le 1er juin à Madrid au Metropolitano. Afin de patienter la rédaction de La beauté du football vous invite à retracer l’histoire de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Ainsi, nous vous proposons un top 10 des meilleures finales de la Ligue des champions (depuis 1993). En deuxième position la finale de 2006 entre le FC Barcelone et Arsenal.

PASCAL PAVANI / AFP

Le contexte

Cette édition 2005-2006 de la Ligue des champions apparaît comme très ouverte. On retrouve beaucoup de candidats au titre suprême comme l’AC Milan finaliste malheureux l’année passée, le Bayern, la Juve, Lyon qui fait office d’outsider très crédible et bien sur le Barça et Arsenal. Ainsi rien n’est jouée pour la victoire finale et aucune équipe ne semble avoir de la marge.

Mais finalement c’est l’Arsenal de Thierry Henry et le Barça de Ronaldinho qui se hissent en finale. Pour Arsenal cette finale est le rêve d’un club, jamais titré en C1 les gunners doivent saisir leur chance deux ans après l’épopée des “invincibles”.  Pour y parvenir le club londonien est d’abord sorti en tête d’un groupe plutôt simple avec le champion suisse, le FC Thunn, le Sparta Prague, et l’Ajax d’Amsterdam. En huitième de finale Arsenal élimine un Real Madrid un peu vieillissant mais jamais bon à prendre (0-1 à Madrid grâce à un but de T.Henry et 0-0 au retour à Highburry). Ensuite en quart de finale lors d’une double confrontation tendu les joueurs d’Arsenal élimine la Juventus de Trezeguet et du jeune Ibrahimovic grâce a leur duo Henry-Fabregas. La suite est un poil plus simple avec l’affrontement contre la surprise Villarreal enmenée par un grand Marcos Senna. Les gunners s’impose 1-0 sur l’ensemble des deux rencontres, qui ne resteront pas dans les mémoires. Le principal est acquis pour Arsenal à ce stade de la saison, le club est qualifié pour la prochaine édition de la C1 en finissant quatrième du championnat anglais devant le rival Tottenham et le voilà aussi en finale de Ligue des champions.

Le parcours du Barça commence par une qualification facile en poule devant l’Udinese et le Werder de Brême. Ensuite le Barça hérite d’un gros morceau en huitième, en l’occurrence le Chelsea de Mourinho qui bat tous les records cette saison là en Premier League. Les Barcelonnais s’en sortent grâce au talent de leur ligne offensive et notamment un certain Ronaldinho qui fait mal aux blues dans cette confrontation. La triplette Giully, Eto’o, Ronaldinho, fait encore des siennes face au Benfica en quart de finale, Eto’o et Ronaldinho font encore la différence. Le Barça entrainé par Frank Riijkaard semble devenir un véritable épouvantail de la compétition, 3 attaquants de feu, et des jeunes qui poussent en la personne de Leo Messi et Andres Inesta. Cependant en demi-finale le Barça doit confirmer tout le bien qu’on pense de cette équipe dans le choc de ces “demi” face à l’AC Milan. Les Rossoneris  qui possèdent dans leur rang le meilleur buteur de la compétition, A. Shevchenko, et une défense imprenable. Dans ces deux matchs très fermé Ronaldinho régale, mais c’est Ludovic Giuly qui marque l’unique but de cette double confrontation lors du match aller à San Siro. Le FC Barcelone est en finale et est sur d’être champion d’Espagne, les hommes de Riijkaard semblent partir légèrement favoris.

Le match

Les compositions d’équipes

FC Barcelone : Valdès, Van Bronckhorst, Puyol, Marquez, Oleguer, Edmilson, Van Bommel, Deco, Ronaldinho, Eto’o, Giuly

Arsenal : Lehmann, Cole, Campbell, Toure, Eboue, Silva, Fabregas, Hleb, Pirès, Ljungberg, Henry

Nous sommes donc le 17 mai 2006 au Stade de France pour savoir qui d’Arsenal ou du FC Barcelone va soulever la coupe “aux grandes oreilles”. Le match démarre fort en intensité et Arsenal rentre mieux dans sa partie. Dès la 2ème minute Henry contrôle parfaitement un centre d’Eboue pour s’orienter vers le but et se retrouver en face à face avec Valdes. L’attaquant français ne parvient pas tromper Valdès et sa frappe est détournée, coup de chaud pour le Barça. A la 9ème minute Henry, bien décidé à prendre le match en main, se retrouve côté gauche rentre sur son pied droit à l’angle de la surface de réparation et décoche une grosse frappe au premier poteau. Valdès est encore à la parade. Ensuite les hommes de Riijkaard, reprennent peu à peu les choses en main et trouvent quelques situations qui mettent à contribution Lehmann. Le match a trouvé son équilibre mais tout bascule à la 18ème minute. Ronaldinho s’infiltre balle au pied, dans les 25-30m d’Arsenal, Eto’o en profite pour lancer un appel au profondeur dans l’axe. La défense londonienne est prise de vitesse, Ronny, glisse le ballon vers le Camerounais, Lehmann sort au niveau de l’arc de cercle de la surface de réparation et ne peut se saisir du ballon avant Eto’o. Le gardien allemand décide d’accrocher volontairement le pied d’Eto’o avec son gant droit. Le ballon file, Giuly le pousse dans le but mais l’arbitre avait sifflé la faute de Lehmann. But refusé mais confusion totale. Sur les images difficile de savoir si l’attaquant barcelonnais était dans la surface au moment de la faute, l’arbitre, Mr Hauge, décide d’abord d’exclure logiquement Lehmann puis après réflexion de siffler simplement un coup franc à l’entrée de la surface. Arsène Wenger est obligé de faire sortir un Robert Pirès en larme pour faire rentrer Almunia, son gardien remplaçant. Les londoniens vont devoir jouer plus de 70 minutes à dix.

La suite est beaucoup plus compliqué pour Wenger et ses hommes, malgré une bonne entame et les plus grosses occasions, Arsenal se retrouve à 0-0 et à dix contre onze. Le Barça prend donc l’ascendant sur ce match et force Arsenal a joué dans son camp.  Néanmoins pas d’occasions franches pour Barcelone qui bute sur des gunners concentrés et prêts à faire le match parfait.  Pas grand chose à signaler jusqu’à la 38ème minute. On retrouve Eboué sur le côté droit qui déborde et tente de rentrer dans la surface barcelonnaise. Il se permet un petit pont sur Carles Puyol et s’écroule à l’entrée de la surface. Le défenseur d’Arsenal est effleuré, mais l’arbitre accorde le coup franc. Situation dangereuse en faveur d’Arsenal, Henry se charge du coup franc et trouve la tête de l’inoxydable Soul Campbell qui catapulte le ballon dans les filets. 1-0 pour Arsenal. Le Barça reste tout de même maître du jeu et trouve même le poteau après une frappe puissante d’Eto’o servit par Ronaldinho, dans la surface. Arsenal rentre à la pause avec un but d’avance, et il faut bien le dire c’est inespéré. Au retour des vestiaires la situation est toujours compliqué pour Arsenal qui doit beaucoup subir pour tenir dans ce match. Ronaldinho, Giuly et Inesta (rentré à la mi-temps à la place d’Edmilson) force Almunia à se coucher plusieurs fois mais sans grand danger. Le génie brésilien est d’ailleurs un peu brouillon dans ce match à l’image des ses coéquipiers.  Barcelone pousse mais ne parvient pas à faire la différence et laisse des espaces qui profitent d’abord à Hleb qui rate une chance de break à la 64ème.  Puis à Henry qui se retrouve encore en duel avec Valdès à la 69ème, le français n’arrive pas à appuyer sa frappe qui finit tranquillement dans les gants du gardien barcelonnais. Arsenal est de plus en plus acculé et finit par craquer à la 76ème minute sur une combinaison côté gauche qui voit Eto’o lancé par Larsson ajuster Almunia.  Des trombes d’eau commencent à tomber sur le Stade de France et Arsenal vient de prendre un coup sur la tête. Néanmoins rien n’est fait puisque les deux équipes sont à égalité à dix minutes de la fin. Mais à la 81ème minute le remplaçant méconnu du Barça, Belletti, rentré à la place d’Oleguer lance une course pleine surface. Il est servit dans le bon tempo par Larsson, contrôle dans la course, il frappe entre les jambes d’Almunia, un peu fautif, le ballon rentre, la pluie tombe de plus belle et Arsenal est au fond du sceau. Plus rien à signaler, le Barça l’emporte, Arsenal à tout perdu en cinq minutes. Henry bien que très remuant peut s’en vouloir avec ses deux face à face ratés.

Conséquences

Le FC Barcelone remporte sa deuxième C1, 14 ans après celle glanée par Cruyff, mais surtout c’est les prémices du “grand Barça” de Guardiola qui prendra la suite de Riijkaard.  En effet même si Messi ne rentre pas dans cette finale, il est déjà présent dans le groupe, tout comme Inesta et Xavi. Le Barça se permettra même de former un trio Eto’o-Messi-Henry 2 ans plus tard. Alors que pour le Barça l’avenir s’annonce radieux, pour Arsenal rien n’est moins sur.  Les gunners sont en fin de cycle Pirès et Campbell semble sur la fin Henry partira à l’été 2007 au Barça après une saison moyenne d’Arsenal. L’ère des “invincibles” se termine peut-être à la 81ème minute de ce matche lorsque “l’illustre” Belletti donne la victoire au barcelonnais.

Notes

Affiche/Parcours : 4,25

Qualité du match : 4,25

Scénario/Emotion : 4,5

Conséquences : 4

Note finale : 17/20 ou 4,25/5

 

https://www.youtube.com/watch?v=92-82JLFOpE

 

 

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