Le top 10 des finales de la Ligue des Champions : 10ème – Juventus Turin/AC Milan (2003)

La finale de la Ligue des champions 2019 se déroulera le 1er juin à Madrid au Metropolitano. Afin de patienter la rédaction de La beauté du football vous invite à retracer l’histoire de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Ainsi, nous vous proposons un top 10 des meilleures finales de la Ligue des champions (depuis 1993). Pour débuter, retour sur la finale de 2003 : Juventus Turin-AC Milan.

ODD ANDERSEN / AFP

Le contexte

L’affiche de la finale de cette édition 2002-2003 de la Ligue des champions, voit s’opposer la Juventus Turin et l’AC Milan.  Première et seule finale italo-italienne de l’histoire de la C1, cette affiche symbolise la domination du championnat italien sur l’Europe au début des années 2000.

La Juventus Turin est une machine, capable d’aligner deux équipes compétitives au très haut niveau. Sous les ordres de Marcello Lippi les turinois sont déjà assurés de remporter le Calcio notamment grâce à leur star tchèque Pavel Nedved. Pour se qualifier la Juventus passe facilement la première phase de poule dans un groupe à sa portée. Ensuite lors de la seconde phase de poule les turinois passent tous près de la correctionnelle, mais se qualifient pour les quarts de finale grâce à une victoire contre la Corogne (3-2). La suite est tout aussi compliquée puisque la Juve élimine les deux géants d’Espagne. D’abord le Barça sur un but de l’uruguayen Zalayeta, à la 114ème minute, au Camp Nou s’il vous plait. En demi-finale le Real Madrid de Zidane, qui avait gagné 2-1 à l’aller, est renversé au match retour par le trio Nedved-Trézéguet-Del Piero, score final 4-3.

L’AC Milan est entraîné par Carlo Ancelotti qui a quitté la Juventus Turin en 2001 pour Milan. L’AC Milan est déjà largué en championnat et l’effectif milanais, bien que très fourni, n’est pas aussi pléthorique que celui de la Juventus. Malgré cela l’AC Milan se sort lui aussi facilement de la première phase de groupe. La seconde phase de groupe est passée sereinement par les milanais qui gagnent leurs 4 premiers matchs. Dont dont deux victoires contre le Bayern Munich qui crucifient le club bavarois. Les milanais finissent premier de leur groupe et affrontent une redoutable équipe de l’Ajax en quart de finale. Après un nul 0-0 à Amsterdam, les milanais s’en sortent grâce à un but de Jon Dahl Tomasson dans les arrêts de jeu à San Siro. En demi-finale l’AC Milan à rendez-vous avec l’histoire puisque c’est un derby Inter-Milan qui se profile à l’horizon. Ainsi, lors d’une double confrontation cadenassée le Milan remporte ce derby historique et rejoint la Juventus en finale.

Le match

Compositions des équipes :

Juventus Turin : Buffon, Montero, Ferrara, Tudor, Thuram, Tacchinardi, Davids, Zambrotta, Camoranesi, Trézéguet, Del Piero

AC Milan : Dida, Khaladze, Maldini, Nesta, Costacurta, Seedorf, Pirlo, Gattuso, Rui Costa, Inzaghi, Schevchenko

Le 28 mai 2003 la Juve et le Milan ont rendez-vous à Old Trafford pour se disputer le Graal européen. Le début de match est très intense et le Milan se créé les plus belles occasions. Aux alentours de la 7ème minute l’arbitre, Mr Markus Merk oublie certainement un penalty sur une percée d’Inzaghi retenu par Tudor en pleine surface. Deux minutes plus tard, Rui Costa remonte magnifiquement le ballon, décale sur sa gauche Inzaghi dans la surface, un peu excentré l’italien centre en retrait pour Shevchenko qui marque. Mais l’arbitre de touche en décide autrement et estime que Rui Costa qui avait continué sa course est hors-jeu et gène Buffon. Incompréhension des milanais, à noter qu’aucun joueur de la Juventus ne réclamait un hors-jeu. La Juventus semble enfin rentrée dans le match et se procure sa première occasion sur une tête de Trézéguet à bout portant mais hors-cadre. A la 17ème minute Buffon, au sommet de sa forme, détourne sur le poteau une tête d’Inzaghi qui filait dans le but, la parade est exceptionnelle. Inzaghi auteur de 10 buts dans la compétition est un vrai poison dans ce match. Tandis que du côté de la Juve l’absence du maître à jouer Pavel Nedved se fait sentir. Rien à signaler si ce n’est un sauvetage défensif de Nesta qui enlève un ballon de but à Ferrara, sur une magnifique interception après une passe en ciseau retourné de Del Piero.

En début de seconde période la Juve est tout près d’ouvrir le score sur une tête d’Antonio Conte (rentré à la mi-temps) qui finit sur la barre .Ne nous mentons pas la deuxième mi-temps est beaucoup moins animée. L’enjeu prend le pas sur les intentions offensives du début de match et au fur et à mesure le match devient haché et sans éclat.  Au terme du temps réglementaire le score est de zéro à zéro, tout le monde en prolongation. Le Milan se procure quelques situations sur coup de pied arrêté, tandis que la Juve négocie mal plusieurs frappes à l’entrée de la surface de réparation. Cette finale ne veut pas trouver de vainqueur, il faut donc se départager aux tirs au but. David Trézéguet est le premier à s’élancer mais Dida fait l’arrêt. Puis Serginho donne l’avantage au Milan en prenant à contre-pied Buffon. Brindelli ajuste ensuite Dida pour ouvrir le compteur de la Juventus Turin (1-1).  C’est à ce moment là que cette séance rentre dans l’histoire de Ligue des champions. Les deux gardiens vont réussir successivement deux arrêts chacun et faire monter un suspens déjà insoutenable. Malheureusement pour la Juve, l’AC Milan compte toujours un penalty d’avance quand Nesta met fin à la série d’arrêts des deux gardiens (2-1). Del Piero entretient ensuite le suspens pour recoller à deux partout. Mais la balle de match est dans les pieds de Shevchenko qui ne tremble pas et donne la victoire aux rossoneri.

Les conséquences

Suite à ce match l’AC Milan prive la Juventus Turin d’un doublé championnat Ligue des champions. L’AC Milan qu’on disait poussif en championnat finit la saison avec une Coupe d’Europe et une Coupe d’Italie. Surtout c’est la sixième C1 pour l’AC Milan qui rentre encore un peu plus dans l’histoire de la compétition. Seul le Real compte plus de victoires en C1. Silvio Berlusconni tient sa troisième victoire en Coupe d’Europe depuis son arrivée en 1986. Nous assistons au début du grand Milan des années 2000, après celui des années 80-90, un Milan qui se fera surtout spécialiste de la Ligue des champions. On peut noter également que le Ballon d’or revient cette année là au malheureux Pavel Nedved suspendu pour la finale. Un ballon d’or qui reste encore très controversé aujourd’hui.

Notation

Affiche/Parcours : 5/5

Qualité du match : 3,25/5

Scénario/Émotion : 3,5/5

Conséquences : 3,5/5

NOTE FINALE : 15,25/20

 

 

 

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