Hommage : Adieu légendes

Les fins de saisons offrent l’opportunité  de faire le bilan. Ce qui a marché ou non. On se refait le film de l’année. On honore les champions et se repasse les meilleures actions. Et puis on se donne rendez-vous fin août pour de nouvelles aventures en attendant d’apercevoir avec impatience les nouvelles recrues de chaque club faire leurs premiers pas. C’est un peu toujours la même musique. Oui, il y a des têtes qui bougent, chaque été. Et puis il y a ces têtes qu’on ne reverra plus. Le coup de sifflet final pour des carrières uniques.

 
Le football britannique tourne une page.
Le football britannique tourne une page.

2017, cru particulier 

 
Les meilleures choses ont une fin. C’est sans doute ce que se disent ces joueurs, qui ont salué une dernière fois leur public. Mais cette année plus que les autres, c’est une page du football qui se tourne. Des noms qui ont fait rêver tous les amateurs de ce sport. 2016-2017 restera un cru particulier où l’on a dit aurevoir à ces artistes quels qu’ils soient. Et à deux trois légendes. À commencer par Steven Gerrard, le gamin d’Anfield. Après 710 matchs disputés sous les couleurs de Liverpool, puis une pige en MLS, il a décidé de raccrocher du haut de ses 36 ans. Une autre légende anglaise s’en est allée en la personne de Frank Lampard. À 38 ans et après une dernière aventure en MLS lui aussi, il a estimé qu’il était temps de laisser la place, lui le meilleur buteur de l’histoire de Chelsea.
 
Mais il n’y a pas qu’en Angleterre que les adieux se sont produits. En un seul match, deux légendes ont pris la décision qu’il était temps de raccrocher. À commencer par Philipp Lahm. Que dire de cet homme exemplaire : 500 matchs avec le Bayern Munich où il a tout gagné. Sans oublier une coupe du monde et une finale de championnat d’Europe. Mais ce qui restera le fait le plus marquant, c’est sans doute son 0 pointé en terme de carton rouge. Tout un symbole pour un défenseur. L’autre légende est espagnole, en la personne de Xabi Alonso. Champion du monde, champion d’Europe, vainqueur de la ligue des champions et tant d’autres. Après Liverpool, le Real et le Bayern, 2017 restera sa dernière passe délicieuse comme il en avait le secret. Mais n’oublions pas non plus notre belle Ligue 1 avec la révérence de Sylvain Armand ( plus de 500 matchs) qui n’a pas eu le droit à ses dernières minutes avec Rennes, incompréhensible. Nicolas Seub, héros normand, s’en va également.
 

Des souvenirs plein la tête 

 
Les larmes d'une vie pour Francesco Totti.
Les larmes d’une vie pour Francesco Totti.
Des carrières pleines mais ô combien magnifiques, à des échelles différentes. Il y aura des images qu’on n’oubliera pas. Les choisir semble trop compliqué. De la rage de vaincre de Gerrard sur son but en 2005 face au Milan Ac, du but de Lampard avec City contre Chelsea à l’attentat de De Jong sur Xabi Alonso lors de la coupe du monde 2010, entre autres. Chacun se remémorera ces images qui ont marqué le football. Mais on se rappellera surtout de tous ces joueurs pour une simple raison. Ils ont fait le bonheur de leurs supporters et des amateurs de foot en général. De part leur talent mais aussi de la passion qui les animait à chaque match. Une carrière se construit sur un état d’esprit et une motivation sans limite. Mais celui qui a sans doute le plus marqué les esprits ces derniers temps, c’est bien Francesco Totti. Il n’a pas définitivement raccrocher les crampons, mais à 41 ans, il a dit au revoir à son amour de toujours, les tifosis romains. Un crève cœur pour l’empereur romain considéré comme une personne plus importante que le  pape Français lui-même. Les années ne se rattrapent pas mais après 25 ans de bons et loyaux services, il fallait bien qu’il s’en aille sur un hommage magnifique. Il restera l’emblème d’un club, peut-être même plus que Gerrard à Liverpool, c’est pour dire.
 
Le football n’est pas seulement un sport. Oui bien sûr, les acteurs sur le terrain courent après un ballon, sans plus ni moins. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Certains d’entre eux sont des modèles, qui sont scrutés et épiés par des enfants et des adultes qui se mettent à rêver. Ils représentent parfois l’inaccessible mais pour ces icônes, c’est toute une vie qui s’achève souvent remplie d’émotions. Les semaines passées à s’entraîner tous les jours, la pression médiatique et les désillusions ont rythmé leur carrière. Il n’est pas interdit de leur dire merci pour ce qu’ils ont fait. Ils auront toujours une place dans les mémoires. 
Jonathan Morin
Liens Annexes:
http://www.labeautedufootball.fr/2017/05/francesco-totti-10-choses-nexistaient-joueur-a-debute-carriere/
http://www.labeautedufootball.fr/2017/06/chelsea-frank_lampard/

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