Edinson Cavani doit-il devenir le nouveau capitaine du PSG ?

Monstrueux d’efficacité cette saison, le buteur parisien semble avoir définitivement passé un cap. Tellement, qu’il pourrait même endosser un costume de protagoniste plus marqué en s’appropriant le brassard de capitaine dès la saison prochaine. Une théorie tangible, appuyée par plusieurs arguments.

Cette saison, l’homme fort du PSG, c’était lui. Statistiques éblouissantes, charisme imposant et généreux dans l’effort, l’attaquant uruguayen s’est imposé comme une valeur sûre du onze d’Emery. Et pourtant, rien ne lui était promis. C’est à force d’acharnement et à la sueur de son front que Cavani a dompté la pointe parisienne avant de devenir l’un des leaders de l’effectif. Confortablement installé dans la capitale, son statut progresse de mois en mois et un rôle de capitaine n’aurait rien d’illogique.

L'attaquant uruguayen a été félicité de sa brillante saison aux Trophées UNFP.
L’attaquant uruguayen a été félicité de sa brillante saison aux Trophées UNFP.

Le meilleur joueur parisien de la saison ?

Avec des statistiques sulfureuses, Cavani a porté l’attaque parisienne tout au long de la saison. Décrié, d’abord, pour ses actions vendangées, il a conquis le cœur du parc, amputé de Zlatan Ibrahimovic. Si la direction s’est longtemps penché sur un buteur clinquant sur le marché des transferts, l’Uruguayen a prouvé qu’il était à même d’assumer ce rôle. Désormais, c’est une doublure que le PSG recherche, preuve que sa progression et que son statut ont bien évolué.

L’homme des grands soirs

C’était l’un des reproches principaux adressés à Zlatan Ibrahimovic : il semblait absent des grands rendez-vous. Plus que jamais, Edinson Cavani a prouvé cette saison qu’il était l’homme des grands soirs. Dès les phases de groupe de Ligue des Champions, il se montrait déjà décisif à deux reprises contre Arsenal, à l’aller et au retour. Le 14 février, il était l’un des artisans majeurs de la victoire de Paris 4-0 contre Barcelone avec une réalisation. Son but au Camp Nou au retour aurait d’ailleurs pu crucifier les rêves catalans.

A l’échelle nationale, s’il n’a pas marqué contre Angers en Coupe de France, il a réalisé un doublé en Coupe de la Ligue contre Monaco. Définitivement décisif.

Avec 43 buts en 44 matchs en L1 et C1, Cavani a retrouvé son flair d'antan.
Avec 43 buts en 44 matchs en L1 et C1, Cavani a retrouvé son flair d’antan.

La nouvelle grande gueule ?

Si l’effectif parisien semble stable, c’est dans la force de caractère qu’il a dévoilé ses principales lacunes. Le capitaine actuel, Thiago Silva, a d’ailleurs montré ses limites en la matière, lui qui essuie une réputation néfaste en sélection brésilienne. Jugé coupable du naufrage auriverde contre l’Allemagne (7-1 en demi-finale, bien que ne jouant pas), il a d’ailleurs longtemps été écarté du maillot jaune et bleu. Dans l’Hexagone, la confiance des dirigeants vers Silva n’a jamais été remise en question, peut-être aussi parce qu’aucun autre candidat crédible prétendait pour le capitanat. Cavani, qui sait prendre la parole quand l’effectif en a besoin, pourrait bien jouer les troubles fêtes. Sa générosité dans l’effort et dans la performance collective jouent en sa faveur.

Un charisme retrouvé

Arrivé à Paris en provenance de Naples en 2013, Cavani s’offrait les louanges de toute l’Europe. Véritable machine à marquer (104 buts en 138 matchs sous le maillot du Napoli), le buteur uruguayen a peu à peu perdu son statut de finisseur emblématique en dépit d’Ibrahimovic. En concurrence avec le Suédois, il n’a jamais su véritablement jouer des coudes avec lui, se contentant d’un repositionnement sur l’aile ou d’un rôle de doublure luxueuse. Après le départ de Zlatan à Manchester United, Cavani s’est à nouveau imposer, rayonnant son charisme sur toute la capitale et la France. El Matador est définitivement de retour.

Pierre angulaire de l'effectif parisien sur et hors du terrain, Cavani semble plus que jamais apte à porter le brassard.
Pierre angulaire de l’effectif parisien sur et hors du terrain, Cavani semble plus que jamais apte à porter le brassard.

Un attachement au club

S’il évolue depuis 2013 sous le maillot bleu et rouge, l’attaquant a eu de nombreuses raisons de partir. D’ailleurs, plusieurs grosses écuries ont tenté de l’attirer dans leurs filets, lui promettant de coquets salaires et un rôle de titulaire indiscutable. Cavani a cependant toujours refusé. Dans cet optique, il a renvoyé aux dirigeants un message positif, prouvant la confiance qui l’animait envers le club. Un argument de plus qui pourrait pousser la direction a lui renvoyer la pareille, et le brassard dans le lot.

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