David Villa en cinq chiffres clés

Considéré comme l’un des meilleurs avant-centres de sa génération, David Villa a laissé un trou béant à la pointe de l’attaque espagnole. Rappelé à 35 ans pour les matchs internationaux de septembre, il prolonge un peu plus son excellente carrière.

Éblouissante. Le mot semble adapté pour décrire la carrière de David Villa. Buteur complet, titulaire dans les plus grands clubs espagnols et garant du jeu offensif de la Roja, le natif de Tuilla est devenu une véritable icône. Une icône immortelle, qui plus est. Après 97 apparitions et 59 buts en sélections étalés de 2005 à 2014, l’attaquant espagnol a été rappelé pour les matchs de qualification de septembre 2017. Un retour clinquant qui prouve que l’Espagne n’a toujours pas su trouver son remplaçant. Et même si celui-ci risque d’être éphémère, il permet de faire un point, en chiffre, sur l’immense carrière de David Villa.

Après trois ans d'absence, David Villa a effectué son retour sous le maillot espagnol pour qui il a tant donné.
Après trois ans d’absence, David Villa a effectué son retour sous le maillot espagnol pour qui il a tant donné.

2000

C’est l’année où tout a commencé. Après un excellent parcours en équipe réserve du Sporting Gijon, le jeune Villa, 19 ans, débarque en Liga. Pour son premier exercice, il n’apparaît qu’à une seule reprise. Il devient néanmoins un artisan majeur de l’équipe dés sa seconde saison avec 44 rencontres disputées pour 20 buts. Le buteur œuvrera 3 saisons sous le maillot de Gijon avant de rejoindre le Real Saragosse pour deux ans, puis le Valence CF pour qui il deviendra l’un des tous meilleurs buteurs de l’histoire.

325

C’est le nombre de but qu’il a inscrit tout au long de sa carrière en club. Un total réalisé en 703 rencontres, soit un ratio très honorable de 0,43 but/match. Sa meilleure saison fut sans nul doute en 2008/2009 sous les couleurs de Valence où il fit trembler les filets à 31 reprises en 43 rencontres. La même année, il plantait 13 buts en 14 match pour l’Espagne et il récupérait, dans le même ordre, la place de titulaire à la pointe de l’attaque de la Roja. Au total, en comptant ses réalisations en sélection, il cumule près de 384 buts. Géant.

Sous le maillot de Valence, David Villa est devenu l'un des meilleurs buteurs de sa génération.
Sous le maillot de Valence, David Villa est devenu l’un des meilleurs buteurs de sa génération.

703

C’est le nombre de rencontres qu’il a disputé au haut niveau. Avant de s’exiler aux Etats-Unis en 2014, il n’avait fouler que les pelouses d’Espagne. Et pas des moindres. Commençant sa carrière au Sporting Gijon puis au Real Saragosse, le jeune Villa attise les convoitises des plus grandes écuries européennes dès 2005. C’est finalement le Valence CF qui enrôle la pépite. C’est ainsi sur la côte méditerranéenne qu’il réalise ses plus belles années en inscrivant près de 125 buts en quatre ans.

En 2010, après une coupe du monde soulevée (la première de l’histoire en Espagne !), il se lance un nouveau défi et rejoint le FC Barcelone. En Catalogne et dévoré par le talent qui trône sur les ailes – notamment celui de Léo Messi – il perd de sa superbe. Après trois années, il quitte le maillot blaugrana pour rejoindre les Colchoneros de l’Atletico. A Madrid, il inscrit 18 buts en 53 rencontres. Un ultime total honorable avant de s’envoler à New York.

35

C’est l’âge auquel il a été rappelé en sélection. Julen Lopetegui, actuel manager de l’Espagne, a en effet compté sur lui pour affronter l’Italie et le Liechtenstein. Entré en fin de rencontre contre la Squadra Azzurra, il n’a malheureusement pas pu participer au second match, victime d’une élongation. Après 17 ans de carrière et des performances tonitruantes pour la Big Apple, son retour en a étonné plus d’un. Mais finalement, il n’avait rien de si surprenant, l’Espagne étant victime d’une véritable pénurie à la pointe de son attaque.

Exilé aux Etats-Unis, le buteur espagnol est devenu l'une des vitrines du football américain.
Exilé aux Etats-Unis, le buteur espagnol est devenu l’une des vitrines du football américain.

5 100 000

C’est son salaire annuel pour fouler les pelouses de MLS. Un chiffre évidemment cinglant mais largement rentabilisé par les performances éblouissantes de l’avant-centre espagnol pour NYC. Auteur de 59 buts en 92 rencontres pour le club, il participe intégralement à la démocratisation du championnat américain. Il prouve ainsi que celui-ci peut couvrir en son sein des joueurs qui auraient largement la capacité pour s’exercer encore sur le vieux continent. Chapeau bas.

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