Dani Alves + Meunier = L'équation idéale ?

Transféré cet été en provenance de la Juventus Turin, Dani Alves est à coup sûr une recrue de choix pour le PSG. Toutefois, la présence de l’international belge Thomas Meunier dans l’effectif permet d’offrir plus de solutions au coach parisien Unai Emery. Si beaucoup d’observateurs voient un duel au long cours entre les deux latéraux, d’autres y voient une vraie chance. Zoom sur les forces et faiblesses de cet improbable duo.

Avec déjà 3 buts inscrits en Ligue 1, Meunier a battu son score de l'an passé (1). Crédit photo : AFP PHOTO / FRANCK FIFE
Avec déjà 3 buts inscrits en Ligue 1, Meunier a battu son score de l’an passé (1). Crédit photo : AFP PHOTO / FRANCK FIFE

Alves n’est pas un défenseur

Durant toute sa carrière, Dani Alves a toujours occupé le flanc droit de la défense. Que cela soit en 3-5-2 ou en 4-3-3, le Brésilien n’a jamais évolué à un autre poste. Cependant, l’ancien joueur du Barça n’a jamais été un “pur” défenseur. A Seville, Alves alternait entre arrière et milieu droit. Ce qui lui laissait une totale liberté offensive. Au Barça, au sein d’une défense à 4, il avait à ses cotés, un axe central Pique-Puyol ou Pique-Mascherano. De vrais défenseurs. On ne parle pas de la Juventus, où il a plus souvent joué en milieu droit que latéral droit… Si l’homme aux 104 sélections a réussi à traverser les années sans pour autant perdre en qualité, c’est aussi parce qu’il a toujours su évoluer dans des formations qui comprenaient son jeu. Moins rigoureux défensivement que les références de son poste, il compense autrement…

Meunier, une progression constante

Arrivé sur la pointe des pieds à la sortie de l’ Euro 2016, Thomas Meunier a parcouru du chemin depuis. Mis en concurrence avec Aurier la saison dernière, le Belge a rapidement trouvé ses marques. Au sein d’un effectif de star, il apporte une certaine de fraîcheur. A l’aise devant les caméras, il n’hésite pas à dire les choses honnêtement et sans calcul. Sur le terrain, tout le monde se souvient de son match exceptionnel face au Barça au match aller (4-0). Mais l’ex du FC Bruges a également livré des matchs de haut niveau en Ligue 1 comme face à Monaco (1-1) ou Marseille (1-5). Avec le départ d’Aurier pour Tottenham et l’arrivée de Dani Alves de la Juventus, les rôles sont désormais clairs. Alves titulaire, Meunier remplaçant. A moins que…

Le luxe d’Emery

Un coup d’œil sur les effectifs des top clubs européens permet de se rendre compte de la chance qu’a le PSG de posséder ces deux joueurs. Bayern, Barça, Real, Manchester City ou la Juventus pour prendre les plus costauds, n’ont pas deux titulaires en puissance comme ces deux là. Outre la possibilité de varier les possibilités tactiques, la gestion des hommes parait plus simple. Âgé de plus de 35 ans, Dani Alves ne peut plus jouer 60 matchs par saison comme à l’époque du Barça de Guardiola. Aligné pour les gros matchs, le Brésilien ne jouera pas les matchs mineurs. Si Meunier ne rechignera jamais à remplacer la star brésilienne, il ne se contentera pas de ces restes très longtemps. Le luxe mis à disposition d’Emery n’en restera un qu’à une seule condition : Qu’Emery sache gérer les égos. Tout un programme…

Des doutes tactiques

Comme nous venons de le voir, Dani Alves devrait débuter les matchs de Champions League. Pourtant, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que dans le schéma actuel, il réside un problème. Alves ne fait que déborder et M’Bappé situé plus haut sur son coté ne fait pas les efforts défensifs nécessaires pour soulager le Brésilien. Actuellement, Thiago SIlva ou Marquinhos voire Thiago Motta colmatent les espaces laissés par le duo M’Bappé-Alves. Si pour le moment aucune équipe rencontrée par le PSG n’en a profité, il va être évident que cette lacune va être exploitée lorsque les matchs couperet vont se présenter. Même si Meunier n’est pas un monstre défensif, il apporte plus de sécurité dans ce secteur de jeu. Mais lorsqu’on réfléchit à l’apport offensif d’Alves, le Brésilien redevient une évidence…

Sauf si les parisiens arrivent à se renforcer défensivement durant le mercato hivernal, ce déséquilibre risque de jouer des tours au PSG. A l’inverse, la rotation prévue entre Alves et Meunier peut vraiment aider le club à rester compétitif sur tous les tableaux. Malgré un mercato à plus de 400 millions d’euros, le PSG n’a pas encore toutes les clés. Mais la saison est encore longue pour y parvenir…

Jajaye Panizzoli

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