Chelsea, Barça, Guardiola, Mourinho, Wenger, la Roja : Fabregas dit tout !

Cesc Fabregas est un homme heureux. De retour à Londres, après un interlude délicat au FC Barcelone, il est revenu, pour le quotidien espagnol El Pais, sur sa carrière en générale. Extraits choisis.
Cesc Fabregas

“Je suis retourné à Londres car j’essaye toujours d’être à des endroits où je me sens apprécié et où je suis heureux.”

“La meilleure année de ma vie a été la première à La Masia. Tout se passait bien, on jouait de manière géniale, je n’allais pas au collège l’après-midi…c’était la première fois que je quittais mon village, je vivais en ville, avec mes coéquipiers. Je me sentais comme un professionnel.”

Il rend hommage à son mentor, Arsène Wenger :

“Wenger a changé ma vie. Je lui en serai toujours reconnaissant. Pour un jeune joueur, c’est le meilleur entraîneur du monde. Tu te rates et il t’aligne, tu rates à nouveaux et il t’aligne, il te gronde et il t’aligne. Ca lui est égal. Il croit en toi et il t’aligne. A 17 ans, j’étais sûr que dans le vestaire, il y avait des gens qui me regardaient et qui devaient penser : “où va-t-il ce gamin ?”. Il m’a toujours fait confiance.”

Arsenal's Spanish player Cesc Fabregas (

“Le football anglais a beaucoup changé en 10 ans. Avant, il était plus décousu, il y avait moins de contrôle. Maintenant, les équipes ont amélioré le contrôle tactique des matchs.”

Plutôt Arsenal ou Chelsea ?

 “J’ai joué deux ans à Highbury. Passer à l’Emirates fut un changement brutal, un choc, pour les supporters et pour nous-mêmes. En deux pas, t’étais sur la pelouse, les fans étaient tous proches. Footballistiquement, le changement d’Arsenal à Chelsea n’a pas été si énorme. Chelsea a changé, ce n’est pas l’équipe que j’attendais, maintenant c’est une équipe qui veut avoir la possession et dominer les matchs. D’un point de vue strictement sportif, c’est pareil.”

Plutôt Espagne ou Angleterre ?


“En Angleterre, je me sens plus valorisé et respecté qu’en Espagne, mais c’est normal. J’ai fait 8 ans à Arsenal et actuellement je fais une bonne saison à Chelsea. Au Barça, tout n’a pas été aussi bien que je l’aurais voulu, mais je suis fier de ce que j’ai fait. J’ai gagné des titres mais j’ai manqué de reconnaissance. Si j’avais pu changer quelque chose, je l’aurais fait mais je suis très heureux et fier de ce que j’ai fait au Barça, vraiment.”

Il revient sur son arrivée à Chelsea :

“Chelsea m’a apporté de la sécurité. Je me suis retrouvé footballistiquement. Je me sens important, je ne dirais pas que je suis capitaine mais pas loin. La façon dont je joue, plus en retrait, je participe beaucoup plus. Je touche entre 90 et 100 ballons par match et ça, ça me manquait beaucoup. Au Barça, c’était différent, je jouais plus devant, les centraux sortaient le ballon et mon rôle était distinct. C’était plus rigide en termes de positionnement, tu attendais le ballon. Ici, je descends la chercher pour la distribuer avec plus de liberté. Je participe plus au jeu et cela me permet de mieux profiter pendant les matchs.”

FOOTBALL : Burnley vs Chelsea - Premier League - 1ere Journee - 18/08/2014
Après Wenger et Guardiola, le voici sous la houlette de Mourinho. Alors Fabregas, futur entraîneur ?


“J’apprends des meilleurs et c’est une grande chance. T’as oublié Del Bosque. Le meilleur des meilleurs. J’ai accumulé des connaissances que je garderai pour toujours. Je ne sais pas ce qu’il se passera mais j’ai la sensation que jamais je ne pourrai être en dehors du football. Et je crois avoir la personnalité pour être entraîneur mais on verra. Je me vois sur un banc, jour après jour. Je fais partie de ceux qui font attention aux détails, je râle…oui, je crois que je terminerai entraîneur.”

Plutôt Mourinho ou Guardiola ?


“Il ne faut pas croire que Guardiola et Mourinho sont différents. Ils ont tous les deux quelque chose qui les unit : ce sont des gagneurs. Ils détestent perdre. Ils sont plus proches que ce que les gens croient. Mourinho nous demande de jouer un football attractif, de ne pas attendre, d’attaquer et de conserver le ballon. Les deux aiment le beau jeu bien qu’ils ne travaillent pas exactement de la même manière.”

“Il y a trois ans, je m’imaginais pas travailler avec Mourinho. On avait une rivalité très forte, on voulait le battre, mais je n’ai jamais détesté qui que ce soit. J’ai eu aussi des bisbilles avec Terry mais au final on est ensemble.” ( lors de la Supercoupe d’Espagne retour en août 2011 entre le Real Madrid et le FC Barcelone, après le tacle de Marcelo sur Fàbregas, Mourinho avait profité de la cohue pour piétiner la tête du Catalan)

La Ligue des Champions est un des seuls titres qui fassent défaut à son palmarès :

“Gagner la Ligue des Champions n’est pas une obsession, j’aimerais en gagner au moins une, pourquoi pas avec Chelsea, mais ce n’est pas une obsession.”

Messi à Chelsea, possible ?

“Je n’ai jamais essayé de convaincre Messi de signer à Chelsea. J’ignore qui a dit ces bêtises. Tu me diras qui je suis pour convaincre Messi.”

“Le Messi de Chelsea, c’est Hazard. Impressionnant. Physiquement ils se ressemblent, des jambes puissantes. Il est honnête, ne simule pas, il veut toujours jouer, ne se repose pas sur ses lauriers. Il a la qualité pour aller très loin, mais il doit être plus concret face au but.”

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Il revient sur la polémique de sa vraie-fausse blessure qui lui avait valu de nombreuses critiques en Espagne :

“Qui doute de mon engagement pour l’équipe d’Espagne ? J’ai 97 sélections à 27 ans ! Et j’aurais pu en avoir facilement 130, j’en ai passées beaucoup sans jouer, ou alors j’étais blessé.”

Un dernier mot pour conclure et faire taire les quelques critiques ?

“Non, je n’ai pas besoin qu’on me reconnaisse comme le meilleur. Ça m’est égal. Je sais que je suis un bon joueur.”

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