Cenk Tosun, l'heure de vérité

Fraîchement recruté par Everton il y a quelques jours, le désormais ex-buteur de Besiktas relève le défi le plus important de sa carrière. Leader d’attaque de la sélection turque, Cenk Tosun entend montrer à tout le monde qu’il est bien plus qu’un simple buteur, mais bien un des meilleurs attaquants en circulation.

En 25 selections, Cenk Tosun a inscrit 8 buts. Crédit photo : AFP PHOTO / Bulent Kilic
En 25 selections, Cenk Tosun a inscrit 8 buts. Crédit photo : AFP PHOTO / Bulent Kilic

Formé en Allemagne

Malgré un patronyme totalement turc et 25 sélections sous le maillot rouge, Cenk Tosun est d’abord un joueur allemand. Né en Allemagne du coté de Wetzlar, Tosun grandit et fait ses premiers pas au centre de formation de l’Eintracht Francfort. Passé par toutes les sélections de jeunes allemands, il joue même en U21 avec la Nationalmannschaft. Seulement, à l’heure de choisir définitivement sa sélection il opte pour le pays de ses parents : la Turquie. Malgré des états de service intéressants avec les équipes de jeunes de Francfort (32 buts en 49 matchs) et un match de Bundesliga disputé, Cenk Tosun décide de partir pour la Superlig et Gaziantepspor plus particulièrement.

Gaziantepspor, l’éclosion

Si Gaziantepspor n’est pas le club le plus connu de Turquie, il n’en demeure pas moins qu’en 2010 à l’arrivée de Tosun, ce club fait partie des bonnes équipes de SuperLig. Au terme d’une demi-saison intéressante, Gaziantepspor est sixième. A l’issue de la saison, le club termine à une très belle 4ème place synonyme de tour préliminaire d’Europa League. Auteur de 10 buts et 6 passes décisives en 14 matchs il convainc tous les observateurs du pays. Seulement, la saison suivante ne se passera pas comme prévu car en 32 matchs, Tosun n’inscrit que six petits buts et son club ne termine que 10ème après avoir lutté âprement contre la relégation. Deux saisons plus tard et 16 buts inscrits, l’heure de tenter l’aventure dans un top club de Super-Lig arrive…

Besiktas, dur apprentissage

Qualifié pour le tour préliminaire de Champions League, Besiktas sort le Feyenoord Rotterdam puis affronte Arsenal au barrage suivant. Malgré une confrontation disputée et des occasions nettes des turcs, les anglais l’emportent 1-0 sur l’ensemble des matchs grâce à un but d’Alexis Sanchez. En dépit de cet échec, Tosun se frotte au haut niveau tout en apprenant du titulaire en place, Demba Ba. Si une vilaine blessure au genou le privera d’une dizaine de rencontres, il participe activement à la troisième place finale du Besiktas en championnat grâce notamment à 5 buts en 18 matchs. Malgré le départ du Sénégalais, le club stambouliote recrute un nouvel avant-centre de renom : Mario Gomez.

Le banc puis l’explosion

Les premiers mois avec l’international allemand vont mettre Cenk Tosun sur le banc. Difficilement compatible avec Gomez, Tosun ne va pas se décourager pour autant. Toujours aussi généreux dans l’effort et collectif sur le terrain, il va même réussir à améliorer son score de la saison précédente avec 8 buts et 4 passes décisives en 29 matchs. Champion en fin de saison, Tosun peut enfin savourer son premier titre en professionnel. Reparti en Allemagne après ce titre, Mario Gomez laisse la place de titulaire en pointe de l’attaque vacante. Faisant confiance au buteur maison, le Besiktas prend un risque en ne recrutant personne. Flatté de cette estime, Cenk Tosun va litteralement exploser pour terminer meilleur buteur de SuperLig en fin de saison grace à 20 buts en 33 matchs. Buteur face au Galatasaray lors du derby, il ajoute un second titre de champion en mai dernier.

Everton, le bon choix ?

S’il a été courtisé l’été dernier, le Turc né en Allemagne est resté fidèle à son club. Auteur de 4 buts en 6 matchs de Champions League cette saison, il a également iscrit 8 buts en 16 matchs de SuperLig. Malgré le fait qu’Everton galère offensivement en Premier League depuis le début de saison, Tosun n’a pas hésité très longtemps à opter pour le club de la Mersey. Physique et adroit devant le but et doté d’une technique interessante et d’une pointe de vitesse correcte, il a tous les arguments pour devenir une référence européenne. Après tout, il n’a que 26 ans seulement…

Jajaye Panizzoli

 

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