Et si Besiktas était la vraie surprise de cette Champions League ?

Leader de son groupe de Champions League, le Besiktas Instanbul est en train de réaliser le début de saison parfait. Si les Aigles noirs ne parviennent pas à imposer leur loi en SuperLig turque, il semblerait que l’Europe soit devenu le jardin préféré des partenaires de Cenk Tosun et Ricardo Quaresma. Le pire moment pour l’AS Monaco pour les affronter ?

En cas de titreen fin de saison, le Besiktas serait la première équipedu XXIè siècle à réaliser la passe de 3 titres successifs. Credit Photo : AFP PHOTO / Valery HACHE
En cas de titre en fin de saison, le Besiktas serait la première équipe du XXIè siècle à réaliser la passe de 3 titres successifs. Crédit Photo : AFP PHOTO / Valery HACHE

Un effectif de qualité

Il suffit de voir l’effectif du Besiktas pour comprendre que ce club est pourvu de joueurs de qualité à tous les postes. SI le gardien Fabri n’est pas le plus connu, il n’en est pas moins un portier de qualité formé au Deportivo la Corogne. Dans l’axe central, impossible de manquer Pepe. Aux cotés, de l’ex du Real Madrid, le Serbe Dusko Tosica véritablement progressé cette saison. Les latéraux Erkin et Adriano apportent leurs expériences respectives. Au milieu Hutchinson et Ozyakup se partagent la récupération derrière une ligne de trois de haute volée Babel-Talisca-Quaresma. Enfin, Tosun est là pour convertir le travail collectif. Si l’ensemble est cohérent, la liste des remplaçants fait belle figure également (Negredo, Medel, Lens…)

Une continuité dans les résultats

Champions l’an dernier et quart-finaliste de l’Europa League face à Lyon, Beskitas a fait l’immense effort de garder la colonne vertébrale de son effectif. Hormis Marcelo et Beck voire Inler, personne n’a quitté le club stambouliote. L’arrivée de Pepe a véritablement rassuré toute l’arrière garde du Besiktas. Titulaire à tous les matchs depuis son transfert, le Portugais rayonne dans son nouveau club. Si la défense est solide, que dire de la ligne offensive. Avec le trio technique Quaresma-Talisca-Babel accompagné de Cenk Tosun, Besiktas est capable de faire plier n’importe quelle équipe. Porto, le RB Leipzig et l’AS Monaco en ont déjà fait les frais…

Un parcours moins maitrisé en SuperLig

Cette saison, le championnat turc s’est donné les moyens de ses ambitions. Avec des enveloppes conséquentes, les trois équipes phares de la SuperLig ont attiré des noms ronflants cet été. Belhanda, Feghouli, Nasri, Gomis, Pepe, Valbuena, Mariano, Fernando, Menez et encore bien d’autres ont pris le pari de relever le defi turc. Leader devant Basakshir et Besiktas, Galatasaray mène la danse. Si Fenerbahce semble décroché pour le moment en étant seulement 8ème, le niveau s’est grandement relevé avec l’arrivée des nouveaux investisseurs. Défaits sur le terrain du Fenerbahce pour le match phare de la 6ème journée, Besiktas va devoir élever son niveau de jeu pour réussir à empêcher Galatasaray de filer vers un 21ème titre de champion.

Des individualités qui font la différence

Si l’équilibre décrit auparavant est une des principales explications de la forme exceptionnelle du Besiktas cette saison, il faut toutefois nuancer. Certes, le schéma tactique du coach Senol Gunes est parfaitement rodé. Oui, tactiquement cette formation est solide. Mais la principale explication à la forme étincelante de cette équipe est la performance de certaines individualités. Avec un taulier comme Pepe, il est difficile de passer. Vivant une seconde jeunesse, le revenant Ryan Babel marche sur l’eau. Anderson Talisca apporte sa taille et sa qualité sur coups de pieds arretés tout en délivrant quelques sucreries de son délicieux pied gauche. Enfin que dire de l’éternel Quaresma qui semble rajeunir devantage chaque année ?

Malgré ces états de service, l’AS Monaco ne part pas en victime au stade Vodafone de Besiktas. Toutefois, pour prétendre y ramener un résultat il mieux vaut être prévenu. L’ambiance et l’adversaire ont le profil idéal de la vraie surprise de cette édition de champions League. Aux monégasques de nous surprendre comme il y a quelques mois…

Jajaye Panizzoli

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