A la découverte de : L’Adidas Underground Football Club ou une autre façon de voir le football.

Ce week-end, dans la ville de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, a eu lieu la deuxième édition de l’Adidas Underground Football Club. Une compétition pas comme les autres qui a pour particularité d’opposer deux équipes de cinq joueurs dans une cage métallique octogonale. Revivez cet évènement qui a su conquérir un public enflammé.

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 Le Football est un art, et au fil des années, les adeptes du ballon rond ont cherché l’inspiration. Pour certains, le jeu à onze contre onze ne suffisait plus, il fallait innover. Le nombre de joueur a été réduit tout comme la taille du terrain. Ainsi est né, dans les années 40 au Brésil, le Foot à 5 ou autrement dit, le Five. Des joueurs professionnels comme Pelé, Ronaldo ou encore Ronaldinho sont des fans de cette pratique qui consiste à réunir dix personnes (8 joueurs de champ, 2 gardiens) sur un terrain confiné. La suite, ce sont ceux présents sur la pelouse synthétique, qui l’écrivent. Des gestes improbables, des inspirations de génie, des courses répétées, des contacts à répétition et une atmosphère bien différente des stades. Voici donc les ingrédients réunis lors de ce prestigieux Adidas Underground Football Club.

 
UN CADRE PEU COMMUN.
Avant Undergroundd

Une douce chaleur ainsi qu’un temps légèrement couvert sont présents, ce samedi après-midi. Dans la ville de Saint-Ouen, une usine désaffectée, proche de la Seine, va accueillir le prestigieux événement. L’ambiance est détendue et les organisateurs accueillent les invités avec le sourire. Une fois rentrée dans le domaine, plusieurs activités sont disponibles afin de ravir petit et grand. Deux conteneurs ainsi qu’un stand présentant les nouvelles Prédator dominent la gauche de l’entrée. Le premier renferme six tonneaux espacés de quelques centimètres. Le second, cinq panneaux placés en hauteur. Le principe est simple. Armé du dernier modèle de chaussure réalisé par Adidas, le participant doit réaliser le parcours du premier conteneur le plus rapidement possible avec le maximum de touche de balle et dans le deuxième, toucher les cibles avec le moins de ballon possible (10 disponibles). Le gagnant remporte, les précieuses Prédator.

 
 UNE USINE, DES MACHINES.
Avant Underground

Une fois dépassé le lieu du festin, les personnes présentes se retrouvent à l’entrée de l’usine. Se dresse alors devant eux, un ogre de métal. Une cage octogonale de plus de trois mètres de haut. Puis une deuxième similaire sur la droite. Au loin, on peut apercevoir une scène, où un Dj se prépare à mettre de l’ambiance. Les réactions des spectateurs sont unanimes : « J’adore le cadre ! Je n’avais encore jamais vu ça de toute ma vie ! », « Je pense qu’on va avoir le droit à du grand spectacle ! ».

Les dix équipes présentes pour cet évènement, proviennent de tous les horizons (Italie, Espagne, Allemagne) et sont composées de 8 à 10 joueurs dont une fille obligatoirement. Une caractéristique propre à l’Underground FC. Seul le gratin est donc présent pour cet évènement. Chaque rencontre dure quant à elle 16 minutes. Après avoir appelé, les quatre premières équipes, le speaker rappelle aux participants que les dix équipes sont réparties en deux poules de cinq et que seuls les 8 premiers, seront qualifiés pour la suite de la compétition.

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L’Underground Football Club peut alors commencer ! Les spectateurs assistent à des duels très engagés, des petits ponts à foison et des buts spectaculaires ! « Je n’ai pas payé pour venir ici mais si c’était le cas, j’en aurai eu pour mon argent ! » nous raconte un spectateur. Les résultats tombent les uns après les autres et le classement des deux poules se dessine progressivement. « 6-1 à ma droite, c’est une véritable correction » s’exclame le speaker. Il est 20h30, l’ambiance commence progressivement à monter, et les huit équipes qui poursuivent la compétition sont connues.

 
DES PHASES FINALES SPECTACULAIRES.
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L’étau se resserre en quart de finale. La pression se fait ressentir, les visages des joueurs commencent peu à peu à se crisper. Les choses sérieuses peuvent commencer. Sur l’un des deux terrains, les Partizan (considérés comme favoris) écrasent leurs adversaires 5-0. Une manita qui fait comprendre aux autres équipes, qu’ils seront bien présents pour jouer le titre. De l’autre côté les Right Hawk (outsider) espèrent rallier les demis. Mais une entame de match trop poussive les contraints à s’incliner sur le score fleuve de 5 buts à 1 et met fin à l’aventure Underground FC.

 

En demi-finales deux équipes vont faire la différence. Les Partizans vont infliger un 6-1 spectaculaire à leur adversaire. Durant ce match, Quentin, le numéro 9 de l’équipe, va réaliser un véritable festival. Il va durant toute la rencontre éliminer les joueurs un par un et étaler tout son talent. Il illuminera la rencontre d’une frappe somptueuse du milieu de terrain en pleine lucarne. Dans l’autre rencontre, plus disputée, ce sont les Records Collection qui vont s’imposer avec la manière.

LE BOUQUET FINAL
Avant finale

Une fois les demi-finales terminées, le speaker annonce une pause de 30 minutes pour que les joueurs puissent se reposer mais aussi pour laisser place au concert prévu pour l’occasion. Une manière de calmer les choses avant la finale explosive qui s’annonce. Le calme avant la tempête en quelque sorte. Quoi que.

 Il est alors 23h00 et les gens se regroupent peu à peu autour de la cage qui abrite la finale. L’ambiance est électrique et la pression à son comble. Les lumières se sont alors éteintes, plongeant ainsi l’usine entière dans le noir. Quand tout à coup, apparaît au loin deux hommes cagoulés, vêtus de blouson en cuir et brandissant haut et fort des fumigènes de couleurs rouges. La foule est en délire ! Les gens secouent la cage, hurlent aussi fort qu’ils le peuvent. Le speaker lance un compte à rebours « 3, 2, 1 c’est parti ! »
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L’ambiance est au rendez-vous pour cette finale. Le spectacle un peu moins. Crispés, par l’enjeu et la pression, les Partizan qui ont affiché un visage séduisant durant toute la compétition semblent avoir les jambes coupés. Incapable de produire leur jeu, ils se font peu à peu manger sur le terrain par les Records Collection. Peu d’occasion des deux côtés, mais après avoir ouvert le score, les rouges et noirs des Records Collection s’en sont remis à leur gardien qui a repoussé un à un les tirs adversaires. L’arbitre siffle la fin de la rencontre et laisse place à l’explosion de joie des nouveaux champions. Le capitaine soulève la coupe, allume un fumigène et avec ses coéquipiers fait un tour d’honneur.
Ce tournoi aura été riche en émotion et en spectacle. Adidas s’est donné les moyens de réaliser un évènement XXL et se fut une réussite. Une seule chose à dire. Vivement l’année prochaine.
 
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Thomas Pain

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