À la découverte de : Harry Winks, la jeune pépite des Spurs

Harry Kane, Vardy, Sterling, non, nous n’allons pas vous parler d’une star du moment, qui affole les compteurs, et les médias. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur l’avenir, sur les jeunes pousses. Ces joueurs qui travaillent dans l’ombre, dont on ne parle pas trop, mais qui ont pourtant un talent fou. À l’heure d’affronter l’Allemagne ce soir à Wembley, focus sur un jeune rempli d’avenir : Harry Winks. Ce joueur de Tottenham, sérieux, propre et doté déjà d’un jeu mature, a été rappelé par Gareth Southgate. Il avait honoré sa première titularisation avec les Three Lions le 8 octobre dernier face à la Lituanie. À 21 ans, il a tout pour réussir. A l’instar de ces jeunes coéquipiers Rashford ou Dele Alli : place à la nouvelle génération. L’Angleterre en a vraiment besoin.

Tottenham Hotspur Midfielder, Harry Winks during the UEFA Champions League, Group H, football match between Tottenham Hotspur and Real Madrid on November 1, 2017 at Wembley Stadium in London, England - Photo Adam Rivers / ProSportsImages / DPPI
Harry Winks a joué avec toutes les selections jeunes / Photo Adam Rivers / ProSportsImages / DPPI

Lui le natif de la banlieue de Londres et formé chez les Spurs continue son apprentissage. Auteur de sa première saison sérieuse l’année dernière, il a disputé 33 matches dont 21 de Premier League. Pas de doutes, il incarne l’avenir à son poste. Déjà utilisé 13 fois cette saison avec Tottenham, Harry Winks a un profil similaire à ses aînés. Gerrard ou Lampard pour ne citer qu’eux. Souhaitons-lui la même réussite.

Un cadre ideal pour s’épanouir

Tottenham semble être le club parfait pour évoluer. Un entraîneur de renom en la personne de Mauricio Pochettino, une pression qui n’est pas des plus pesantes. Des joueurs de grandes qualités, l’occasion de jouer des Coupes d’Europe et de toujours bien figurer en Premier League. Ils sont six des Spurs à pouvoir postuler à une place de titulaire avec l’Angleterre (Kane, Alli, Dier, Rose, Trippier et Winks). Dans un nouveau processus de formation opéré par la Fédération Anglaise qui mise dorénavant beaucoup sur les sélections de jeunes, Harry Winks a eu le temps de se préparer à ce qui lui arrive aujourd’hui.

Malheureusement blessé pour le match face à l’Allemagne, il n’en reste pas moins un choix de qualité en vue de la Coupe du Monde, et même pour les années futures. L’Angleterre, qui à chaque compétition fait office d’outsider sérieux, n’a finalement plus rien gagné depuis 1966. Il était temps effectivement de repenser à la formation. Les victoires consécutives des équipes anglaises cet été à l’Euro U19 puis plus récemment à la Coupe du Monde U17, font espérer aux supporters des Three Lions un renouveau futur de la sélection Anglaise.

Harry Winks profite d’une nouvelle ère en Angleterre

Lui qui a connu toutes les équipes de jeunes en Angleterre, apparaît logiquement sur les dernières listes de Southgate. Avec des choix importants opérés par le sélectionneur, les Wilshere, Smalling, Sturridge ou autre Oxlade-Chamberlain ont laissé place à des joueurs moins connus. Place à la nouvelle génération : Jack Cork (Burnley), Jack Livermore (West Bromwich) ou Michael Keane (Everton). Dans cette phase de transition, Harry Winks semble pouvoir s’imposer comme titulaire indiscutable au milieu. Surtout s’il continue sa progression fulgurante avec Tottenham.

Auteur de très bonnes performances contre Liverpool et le Real, le jeune Winks est, à n’en point douter, la future plaque tournante de son club, et de l’Angleterre. Très discret en dehors des terrains, à l’instar de Dier ou Eriksen, cela ne l’empêche pas d’être très influant sur le jeu produit par son équipe. En concurrence avec Sissoko et Dembélé dans l’entre-jeu, Harry Winks parvient à bonifier son temps de jeu en réalisant de bons matches. Si certains doutent de son expérience pour porter le maillot national, ce ne sera pas le premier à qui ça arrive. Alli, Lingard, Sterling ou Walcott s’en sont très bien sortis avant lui.

En club comme en sélection, Harry Winks n’est, pour l’instant, pas le premier choix. Entre les blessures de ses concurrents et ses apparitions fracassantes, on lui donne peu de temps avant de s’imposer définitivement. Une place en Russie cet été serait déjà une très belle première victoire.

Théophile Rémon

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