Les 5 dates de Ronaldinho, l'artiste de la Seleçao

C’est fini. La légende brésilienne tire sa révérence après 17 années majestueuses à embellir le football. Ronnie s’en va avec un palmarès brillant et le titre suprême du ballon d’or. Véritable artiste, il laisse derrière lui des dizaines d’heures de vidéos highlight somptueuses et une empreinte rarissime sur la planète football. Voici sa carrière en cinq dates marquantes.

15 février 2001. De biens tristes adieux

Ronaldinho débute sa carrière de l’autre côté de l’Atlantique, au Gremio. Il réussit deux premières saisons très correctes et explose lors de son troisième exercice. 49 matchs, 41 buts, 5 passes décisives. Un total admirable qui attire les yeux de toute l’Europe. Barcelone, le Real Madrid ou encore l’Inter de Milan n’hésitent pas à poser plus de 60 millions d’euros sur la table. Gremio décline toutes les offres. Néanmoins, le 22 décembre 2000, le club brésilien prend connaissance d’un pré-contrat qui lie son joueur au Paris Saint-Germain. Le Président fait tout son possible pour retenir sa star, mais c’est déjà trop tard. Quelques semaines plus tard, le brillant Ronaldinho s’envole pour l’Europe et la capitale française, sous les huées du public brésilien et des barioles anti-parisiennes.

26 octobre 2002. Ronnie écrase l’OM

Nous sommes en 2002. Pour le compte de la douzième journée de Ligue 1, l’OM reçoit le Paris Saint-Germain devant 55 000 spectateurs. Mais très vite, les Olympiens sont pris au cou et ne peuvent que subir le football artistique de Ronnie. Jérôme Leroy ouvre le score, puis s’ensuit un but du brésilien avant que le Français ne scelle définitivement la rencontre. 0 – 3. Le Vélodrome est éteint, Ronaldinho est brillant. Il éclabousse la rencontre de sa technique et on sent déjà que le PSG peinera à retenir sa star bien longtemps.

2 septembre 2003. Mais quel génie !

Après deux brillantes années à Paris, le fantasque brésilien s’exile en Catalogne pour 27 millions d’euros. Un transfert record. Il enfile pour la toute première fois la tunique bleu et rouge un soir d’été, à minuit. La planète football suit néanmoins les premiers pas du Brésilien sous son nouveau maillot. Et elle fait bien. Alors qu’il s’empare du ballon à la moitié de terrain, Ronaldinho avance balle au pied, élimine deux joueurs, fixe le gardien à 30m et déclenche une frappe surpuissante. Le ballon tape la transversale avant de dépasser les filets. Un geste de grande classe qui fait finalement sourire les dirigeants barcelonais.

19 novembre 2005. Le Bernabeu s’agenouille devant l’artiste

Comment évoquer Ronaldinho sans traiter de cette rencontre charnière du football mondial ? Celle qui a dressé Ronnie au rang d’icône incontournable (s’il ne l’était pas déjà). Nous sommes donc en 2005, et le Real reçoit dans son antre les Blaugrana. Le destin de la rencontre tourne néanmoins à la correction et les madrilènes, asphyxiés, croulent sous le charme d’une équipe de Barcelone au sommet de son art. Samuel Eto’o ouvre le score, Ronaldinho fait le break, puis triple la mise. Après un geste de grande classe qui laisse Iker Casillas sans voix, le Bernabeu réalise une mythique standing ovation au nouveau roi d’Espagne. Mythique.

2011. Le retour du Roi

S’ensuivent des performances immenses, un ballon d’or, une Ligue des Champions et un reflet commercial époustouflant. Mais après un passage nuancé à Milan, la star brésilienne souhaite rentrer chez elle. A 31 ans, Ronaldinho rejoint Flamengo devant près de 20 000 supporters. Un accueil exceptionnel. Il signe ce retour en espérant pouvoir retrouver la sélection brésilienne pour le mondial 2014, dans son pays. Il n’y fera finalement pas partie, mais le joueur a marqué, une nouvelle fois de son empreinte, le sport national.

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